Conjuration d'Étienne Marcel contre l'autorité royale; ou, Histoire des États-généraux de la France pendent les années 1355 à 1358

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A. Égron, imprimeur, 1815 - 319 pagina's
 

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Pagina 176 - Marcel, prié de donner son avis, le fit en ces termes que l'histoire a conservés : « Sire, faites amiablement au roi de « Navarre ce qu'il vous requiert, car il convient qu'il soit « ainsi. » « II semble que le prévôt des marchands ait jeté, par ces paroles, l'épée du Gaulois dans la balance ; elles n'étaient pourtant que le conseil du bon sens et de la sagesse. Refuser au roi de Navarre les satisfactions qu'il était en droit d'attendre, c'eût été faire voir que, malgré la...
Pagina 29 - Les complots contre la patrie , les assassinats, les emI loisonnements furent les exercices de sa jeunesse; prompt à entreprendre , hardi pour le crime , timide dans le danger , remplissant la France de carnage par les guerres intestines et les guerres étrangères, sans paraître jamais dans les combats; criminel sans passion , méchant sans remords , ambitieux sans politique , séditieux par une humeur inquiète et jalouse, il fut toujours le fléau de son pays , l'instrument et le jouet d'Edouard...
Pagina 45 - Le prince offre de rendre les villes et les châteaux qu'il a conquis , la liberté aux prisonniers , et de ne point porter les armes contre la France pendant sept ans : mais Jean exigeoit que le prince de Galles et cent de ses principaux officiers se rendissent prisonniers.
Pagina 296 - Que vous importe de le savoir? « lui répondit le prévôt -je suis ici pour prendre garde à la ville dont «j'ai le gouvernement. — Par Dieu! il n'en va pas ainsi; mais vous a n'êtes ici à cette heure pour nul bien; et je vous montrerai ( en s'a« dressant à ceux qui étoient auprès de lui ) , comment il trahit sa
Pagina 295 - Navarre , avec sa troupe , s'approcha en silence des bastilles qu'on « devoitlui livrer. Marcel , accompagné de quelques bourgeois de la « faction, les uns armés, les autres sans armes, se rendit à la porte « Saint-Denis, dont il voulut renvoyer la garde pour la remplacer « par ses gens. Les bourgeois qui...
Pagina 28 - ... actif, adroit, éloquent, il cachait un naturel pervers sous des dehors aimables et sous un air d'enjouement. Chez lui les ornemens de la vertu étaient les armes du vice. Possédant avec un art merveilleux toutes les insinuations de l'affabilité , de la souplesse, de la flatterie, séduisant auprès des femmes, poli avec les seigneurs de la cour, populaire avec les bourgeois , frondeur avec les...
Pagina 298 - ... porte Saint-Antoine; ils surprennent « Marcel tenant dans ses mains les clefs de Paris, et l'interpellent « brusquement. Là , comme à la bastille de Saint-Denis, commencent « de violens débats : les esprits s'aigrissent par de mutuelles injures. « Maillard étoit déjà venu , et partageoit avec ces fidèles les périls et • l'honneur. Les amis de Marcel se mettent en défense. On se mêle, « on se frappe en tumulte. Le peuple attroupé poussoit des cris « confus : A mort, à mort...
Pagina 103 - ... terreur. L'évêque de Laon, non moins séditieux, mais avec plus de sang-froid et de souplesse, principal agent de la faction et conseiller du dauphin, sapait la royauté en présence même du prince, et souvent par ses mains, affectait un air de dignité et une certaine observation des bienséances plus injurieuse encore que la dureté brusque de Marcel.
Pagina 297 - D'abord ils se précipitent dans la maison de Joseran « de Mascon , trésorier du roi de Navarre , agent de ce prince à < Paris, et l'un des principaux conspirateurs. Leur vengeance est « trompée ; déjà il étoit auprès de Marcel. Ils courent soudain à l'hôtel • de ville. Le chevalier Desessarts y saisit une bannière royale, et se...

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