L'Année littéraire: ou, suite des lettres sur quelques écrits de ce temps, Volume 5

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Populaire passages

Pagina 192 - Le plaisir, du sein des alarmes. Thalie, avec un air malin, Des traits aigus de la satire Cribla le pauvre genre humain, Mais, en le piquant, le fit rire. Polymnie ensuite étala Les faits, les vertus, la mémoire Des Turennes de ce temps-là. Clio, sur l'aile de la gloire, Portant ces héros vers les cieux, Les fit voler au rang des dieux.
Pagina 282 - Il y était content, il y était heureux; elle a tout dérangé, tout brisé, tout détruit. Tourmentée de l'excès de ma douleur, je courais partout, le jour, la nuit. Une fois il m'arriva d'entrer seule dans la chambre de mon ami; hélas!
Pagina 279 - Elle continuait de me parler; mais ses idées se confondaient, et je ne voyais plus que le désordre de sa tête et les peines de son cœur. Je l'interrompis et j'essayai de la ramener à notre situation. Si quelqu'un vous avait vue avant moi sur l'escalier ! . . .Ah ! me dit-elle, je vois bien que vous n'êtes pas au fait ; il n'ya que lui qui soit quelqu'un...
Pagina 278 - Ecoutez, me dit-elle en me prenant la main, je ne vous fais pas de mal ; eh bien, ne m'en faites pas. Je n'ai rien dérangé à votre escalier ; je suis dans un petit coin, on ne peut m'y voir ; cela ne nuit à personne.
Pagina 152 - L'on croit être tranfporté dans cette ville où les canaux ont remplacé les rues , où l'amant, cachant fes traits fous une figure empruntée , profite de la licence d'un carnaval vanté dans l'Europe...
Pagina 27 - Lafleur, quel plaisir je me promets d'avoir ! Pendant quinze grands jours je m'en vais donc la voir, L'entendre, lui parler, enfin vivre auprès d'elle. J'espère, je l'avoue, amant discret, fidèle, Faire agréer mes soins, mon hommage, mes vœux, Et peut-être obtenir quelques touchants aveux. Je crois qu'à la campagne on est encor plus tendre, Que d'aimer, tôt ou tard, on ne peut s'y défendre. Bois, prés, fleurs, d'un ruisseau...
Pagina 300 - Ta dernière maladie , quand il fe voyoit baigné de fon fang qui lui fortoit par tous les pores , il regrettoit alors d'en avoir tant verfé , & difoit à fa nourrice : ah ! ma mie, que j'ai fuivi un méchant confeil ! Mon...
Pagina 280 - ... marches près du pilier qui nous cachait. Je voulais appeler du secours, la crainte de la compromettre me retint ; je la pris dans mes bras ; elle était sans connaissance ; j'avais un flacon de sel d'Angleterre , je le lui fis respirer. Elle parut se ranimer un peu ; je tenais ses deux mains dans une des miennes, de l'autre je soutenais sa tête. A mesure qu'elle revenait à elle ses nerfs lui faisaient éprouver des tressaillemens convulsifs.
Pagina 344 - Paris, | Chez Moutard, Imprimeur-Libraire de la Reine, | de Madame, & de Madame Comtesse d'Artois, | rue des Mathurins, Hôtel de Cluni.
Pagina 30 - Car je faisois alors injure au sexe entier. Mais cette erreur, enfin, je prétends l'expier. Je le déclare donc, je restitue aux belles Un cœur qui trop long-temps fut aveugle pour elles.

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