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moins étonnant, de M. le Brun. L'habile Directeur de ces charmans Concerts, a rempli routes les espérances que donnoient ses talens & son goût , par l'heureux choix des morceaux les plus brillans, par la piquante distribution des talens les plus diftingués, & par la réunion d'excellens Musiciens en tout genre.

OP É RA. L'ACADÉMIE ROYALE DE Musique a fait l'ouverture de son Spectacle par Iphigénie en Aulide, suivie des Rufes de l'Amour, Ballet Pantomime.

Elle doit donner aussi alternativement des représentations des Actes de la Danse & du Devin du Village, en attendant la reprise de Céphale & Procris.

$ Mademoiselle IT ASSE, qui a chanté avec succès au Concert Spirituel, est reçue à l'Académie Royale de Musique, vui fa jeunesse, l'agrément de fa figure,

La beauté de son organe, & le goût de fon chant, doivent la rendre une Actrice agréable & utile.

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COMÉDIE FRANÇOISE. Les Comédiens François ont donné une représentation du Misantrope , pour l'ouverture de leur Théâtre. M. d'Auberval a prononcé le compliment d'usage, dans lequel il s'est proposé principalement d'établir

que le génie des Auteurs Dramatiques, contribuoit à former les talents des Acteurs

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Les Comédiens Italiens orit fait l'on verture de leur Théâtre par une repréfentation du Cabriolet volant, Comédie Italienne. M. Carlin , Arlequin, a fait le compliment. It a joué une dispute fort plaifante avec son Souffleur, & a pris de-là occasion de donner l'essor à

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sa reconnoissance & à celle de ses Camarades.

On a donné le lendemain à ce Théâ. tre, une représentation de la Rosière de Salency & du Tableau Parlant, deux Pièces

dont la musique est de M. Grétry. Le Public a marqué sa sarisfaction de voir M. Laruerte reparoître, après une longue maladie, dans le Tableau Para tant. Cette parade charmante a été supé. sieurement jouée & chantée par Meldames Trial & Colombe ; par MM. Clairval, Trial & Laruette. Rien de fi délicieux que ce Spectacle, quand il est foutenu

par

des ralens aufli distingués. On dit que M. Guichard, célèbre Musicien, & qui a fait jusqu'ici les délices des Concerts, eft agréé au nombre des Acteurs de la Comédie Italienne, pour les rôles de basse-taille. On parle aussi d'un jeune Acteur de Province, M. d'Orsonville, bon Musicien, qui a une voix superbe, & qui est pareillement agréé pour les rôles de haute-contre. Ce Théâtre s'enrichit

les jours de Pièces agréables & de musique excellente dans tous les genres. L'Italie même adopte plusieurs de ses

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tous

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Intermèdes, tels que ceux de M. Grécry, , dont elle admire la musique , & le génie ausli riche

que

fécond.

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Mademoiselle MONTER a débuté le Jeudi 10 Avril, sur le Théâtre de la Comédie Italienne, par le rôle de Fatime, dans le Cadi dupé. Cette Actrice n'a point paru avoir, pour remplir ce rôle, assez de sûreté dans son organe, dans son chant, ni dans son jeu, soit par timidiçé, soit par défaut de connoillance du Théâtre.

Le Dimanche 13 Avril, la Demoi. selle BRABANT a débuté par le rôle de la mère d'Agathe dans le Sorcier ; elle a joué le lendemain le rôle de Claudine dans le Maréchal, Cerre Actrice joue avec beaucoup de feu & d'intelligence : elle décaille ses rôles avec esprit ; elle chante agréablement , & elle annonce beaucoup de talent, avec beaucoup d'usage du théâtre. Elle peut être très-utile dans l'emploi des duègnes , & autres rôles de ce genre.

Le Geur d'ARBOVILLE a débuté, le 14 Avril,

, par le rôle de Marcel dans le Maréchal ferrant. On lui reproche de forcer

trop sa voix & son jeu: défauts faciles à corriger,

A Monsieur L. N. C. d'E. & L. G. d. P.

à P. Otor dont le regard perçant , inevitable, Découvre, sans efforts, l'intrigue redoutable Do pervers, qui, suivant des chemins tortucus, Se promet d'échapper à tou vil vertueux!

toi dont l'équité, la prompte vigilance, Des vices réunis réprimant l'insolence, Fais remarquer par-tout, à l'Etranger surpris, La paix, la sûreté dans les murs de Paris! Toi, qui, laborieux, prudent, incorruptible, Sans relâche poursuis ta carrière pénible, Et qui, faisant mouvoir mille ressorts divers, Semble imiter en tout le Dieu de l'Univers; Daigne me reconnoître, ô Magistrat illustre ! L'an ou s'est terminé notre troisième lustre Nous a yus l'un & l'autre, & sous les mêmes toits,

Hy

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