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plus grande qui a présidé aux opérations financières de la récolte de coton a fait qu'une quantité donnée de numéraire a pu avoir une utilisation plus étendue. En second lieu, les réserves numéraires disponibles du pays se trouvaient considérablement élargies par suite de l'important excédent d'or retenu lors de la saison dernière. Enfin, une économie appréciable de numéraire a dû résulter des nouvelles dispositions arrêtées au sujet du paiement à la Caisse de la Dette des sommes provenant de l'impôt foncier. En vertu de ces dispositions, l'argent ainsi recueilli, au lieu d'être expédié en espèces à la Caisse, est versé pour son compte aux agences locales de la Banque Nationale d'Égypte et, de la sorte, les sommes considérables qui demeuraient autrefois immobilisées pendant leur trajet jusqu'à la Caisse entrent immédiatement dans la circulation au moment où l'on en a le plus grand besoin.

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ÉNUMÉRATION

DES ALGUES MARINES ET D'EAU DOUCE OBSERVÉES JUSQU'À CE JOUR EN ÉGYPTE

PAR

M. RENO MUSCHLER

MEMBRE CORRESPONDANT DE L'INSTITUT.

AVANT-PROPOS.

L'essai d'une énumération des algues égyptiennes que je présente à l'Institut égyptien n'est certes exempt ni de lacunes ni de défauts. Il n'est guère possible, dans l'état actuel de la science algologique, et particulièrement dans celui où nous nous trouvons en Egypte, de faire un travail complet et définitif sur les algues de ce pays. Notre travail devra être souvent remanié avant d'approcher du degré de perfection atteint par l'Illustration de la flore d'Égypte, par P. Ascherson et G. Schweinfurth (dans les Mémoires de l'Institut égyptien, vol. II [1889]). Mais ces auteurs n'ont pas énuméré les algues, et les Contributions à la flore d'Égypte (loc. cit. [1901]) de M. Sickenberger ne contiennent que cette citation Les algues sont encore trop peu étudiées pour que j'en puisse donner ici une énumération". Je me suis donc proposé de publier le présent travail pour essayer de combler cette lacune.

Grâce à la complaisance de la direction du musée botanique de Berlin, j'ai pu étudier l'herbier Ehrenberg. Cet herbier, qui forme Mémoires de l'Institut égyptien, t. V, fasc. 111.

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une collection séparée non fondue avec l'herbier général, est très riche en algues égyptiennes. L'herbier général du musée botanique de Berlin renferme en outre les exsiccata de Delile, Figari Bey, Fraas, Portier, Roth, Schweinfurth, etc. Après avoir étudié ces riches collections et les exemplaires récoltés par moi-même sur les côtes égyptiennes, le temps me paraît venu de publier ce petit travail, en réservant pour un avenir peut-être prochain des détails ultérieurs. L'excellent travail de M. De Toni m'a surtout servi de guide. Presque toutes les algues ont été, autant que possible, rangées dans l'ordre adopté par l'auteur de cette œuvre magistrale intitulée Sylloge Algarum que j'ai citée à chaque espèce pour conduire mes lecteurs à une description classique.

Les algues marines des côtes égyptiennes doivent être réétudiées; peu d'espèces sont vraiment indigènes. Le groupe des Oscillariées a été élaboré d'après la Monographie des Oscillaires de M. Gomont. ̧

La liste mentionne quelques algues qui n'ont pas encore été signalées dans les limites géographiques de nos explorations, mais qu'il faudra rechercher attentivement avec espoir de les trouver. J'ai aussi repris un très grand nombre d'espèces déjà signalées antérieurement et pour lesquelles il n'y avait pas d'indications de nouvelles localités, car j'ai pensé qu'il pouvait être très utile de compléter les citations et de donner une très large part aux renseignements bibliographiques.

Une révision attentive des grands herbiers pourra encore mettre au jour un certain nombre de stations qui m'ont échappé.

Qu'il me soit enfin permis, pour terminer cette courte préface, d'adresser mes bien sincères remerciements à tous ceux qui ont bien voulu m'aider dans ma tâche. Tout d'abord, j'exprimerai ma vive gratitude à la direction du musée botanique de Berlin, à Messieurs les professeurs A. Engler et Ign. Urban qui ont toujours

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