Mémoires d'un touriste, Volume 2

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M. Lévy Frères, 1854
 

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Pagina 120 - Mais comment décrire ces choses-là? 11 faudrait dix pages, prendre le ton épique et emphatique que j'ai en horreur ; et le résultat de tant de travail ne serait peut-être que de l'ennui pour le lecteur. J'ai remarqué que les belles descriptions de madame Radcliffe ne décrivent rien; c'est le chant d'un matelot qui fait rêver.
Pagina 10 - Ce pays passe pour le point central de toute la Gaule Là se rendent de toutes parts ceux qui ont des différends, et ils obéissent aux jugements et aux décisions des druides. « On croit que cette religion a pris naissance dans la Bretagne (l'Angleterre), et qu'elle fut de là transportée dans la Gaule.
Pagina 118 - Ce qui est admirable, c'est qu'elle a deux aspects absolument différents, suivant qu'on se place sur les collines de la rive droite ou sur celles de la rive gauche. A...
Pagina 334 - Carlos et les christinos se font la guerre, il ya eu dixsept grandes batailles, cent cinquante-trois mille hommes ont expiré sur le champ de bataille, neuf cent quarante pièces de canon ont été prises, etc., etc. De plus, ces gens si fiers autrefois demandent sans cesse à la France la charité d'une armée. Quoi qu'il en soit, j'estime fort, et, qui plus est, j'aime la vie privée de l'Espagnol. Ainsi que le Napolitain, il trouve que c'est une moindre peine de porter un habit troué aux coudes...
Pagina 172 - D'un autre côté, le paysan savoyard n'agit jamais à l'élourdie comme l'heureux paysan des environs de Paris ; « il n'étend le bras que là où il y voit clair, et ne se mêle d'aucune affaire que lorsqu'il n'aperçoit au travers ni noise avec l'autorité, ni brouille avec ses voisins, ni rapprochement quelconque avec les carabiniers royaux (les gendarmes), » Au fond, le paysan savoyard est excellent ; si elle eût duré pour lui, la Révolution française lui eût donné le courage d'oser....
Pagina 189 - Il s'agissait de nommer deux cent cinquante députés : voyez ceux de la France. • — Ici, comme à Paris, disais-je à mon correspondant, on n'agit que par pique d'amour-propre. On courait voter quand c'était un privilège ; maintenant que le dernier artisan en a le droit, les gens comme il faut le négligent. — Je conçois vos gémissements , répondait mon ami ; vous avez raison ; mais permettez-moi de gémir sur vous, à mon tour. En France le peuple n'a de force que lorsque tout entier...
Pagina 113 - Pont-en-Royans j'ai traversé rapidement la forêt de Claix, et ensuite Saint-Marcellin, qui a un joli boulevard. En province la vue des arbres rafraîchit l'âme, comme la vue d'une ruine romaine; c'est quelque chose qui n'est pas affecté. Mais il faut que ces arbres ne soient pas mutilés et taillés par les ordres de M. le maire. Quelle différence, grand Dieu, avec les charmants jardins de Leipzig, de Nuremberg, etc.! Et nous nous intitulons la belle France.
Pagina 205 - Jacques eflt pu lui voler cette idée. Ce style comédien favorise l'hypocrisie, maintenant nécessaire à tous les Français, et donne de grandes facilités aux sots ; voyez notre beau style actuel ! tandis que leur stérilité naturelle est mise à une rude épreuve sitôt qu'ils veulent imiter l'admirable clarté de Voltaire, ou le condensé de Montesquieu.
Pagina 292 - Autre signe certain de la diminution de la vanité et de la présence de l'imagination : le Marseillais, qui a peur de verser dans une diligence, loin de comprimer sa peur, comme nous ferions vous et moi, et de chantonner gaiement avec des lèvres contractées dans les angles, exprime tout haut cette peur et la redouble en s'en occupant. Toutefois n'oublions pas, pour être juste envers le bourgeois de Versailles ou de Soissons, que dans les pays où règne le naturel si un homme d'esprit est plus...
Pagina 139 - Pont-de-Claix ; tout à fait à droite, tout près du sol, le rocher et les précipices de Comboire. Cet ensemble est bien voisin de la perfection ; j'étais ravi au point de me demander comme à Naples : que pourrais-je ajouter à ceci, si j'étais le Père éternel ? J'en étais là de mes raisonnements fous, quand le maudit gardien est venu m'adresser la parole.

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