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JOURNAL ASIATIQUE,

OU

RECUEIL
de Mémoires, d'Extraits et de Notices relatifs à l'Histoire, à
la Philosophie, aux Sc ences, à la Littéralure et aux Langues

à
des Peuples Orientaux;

Rédigé par MM. Chézy, - COQUEBERT DE MONTBRET, -

DEGÉRANDO, - FAURIEL, GRANGERET DE LAGRANGE,
Hase,– KLAPROTH, -ABEL-RÉMUSAT, -SAINT-MARTIN,

-
SILVESTRE DE SACY, et autres Académiciens et
Professeurs français et étrangers;

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CHEZ DONDEY-DUPRÉ PÈRE ET FILS,

Imp.-Libraires,
PROPRIÉTAIRES DU JOURNAL ASIATIQUE,

Rue St.-Louis, No. 46, au Marais.

(en yet to con
Virnasonil

Special

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( On s'abonne à Paris : 1305170.44. Chez DONDEY-DUPRÉ PÈRE ET Fils, Imp.-Lib., Édi

tenrs, rue St.-Louis, no. 46, au Marais.
RENOUARD, Libraire, rue St.-André-des-Arts, no. 55.
TREUTTEL et WURTZ, Libraires, rue de Bourbon, no. 17.
ARTHUS-BERTRAND, Libraire, rue Hautefeuille, no. 23.
BOSSANGE père, Libraire, rue de Richelieu, no. 60.
Rey et GRAVIER, Libraires, quai des Augustins, no. 55.
DELAUNAY, Libraire, Palais-Royal, galerie de bois.
CHASSÉRIAU , Libraire, rue Neuve-des-Petits-Champs, no. 5.

.

A Marseille:

Chez Camoin frères, Libraires.

A Bruxelles :

Chez H. TARLIER, Libraire, rue de l'Empereur, no. 815.

Et chez les principaux Libraires de l'Europe.

(JUILLET 1822.)

JOURNAL ASIATIQUE.

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L'ERMITAGE DE KANDOU (1),

Poëme extrait et traduit du Brahma-Pourána, com position sanskrite de la plus haute antiquité;

Par M". DE CHÉzy.

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Les Muses grecques veulent bien aujourd'hui faire les bonneurs à leurs sours des bords du Gange, et

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(1) Ce petit poëme ayant été choisi par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour faire partie des lectures qui ont eu lieu dans la séance publique annuelle des quatre Académics reunies, le 24 avril 1820, il m'avait paru nécessaire alors de le faire précéder d'une courte introduction , sous forme de discours, propre à éclaircir différens points de mythologie indicono qui y sont relatifs, et à mettre ainsi l'audiieur à mème d'en saisir facilement l'esprit.

Aujourd'hui cette nécessité n'existe plus ; cependant je crois devoir laisser subsister cette meme introduction, qui, tout en tenant lieu de notes qu'il faudrait lui substituer, offrira un ensemble plus agréable, peut-être, à l'esprit du lecteur.

Je ne dois pas laisser ignorer qu'une traduction allemande de ce petit poëme a été faite sur mon manuscrit, par le savant A. W. de Schlegel, et insérée dans le 3me, fascicule de sa Bibliothèque indienne (Indische bibliothek) qui vient de paraitre. Ce fascicule, ainsi que les

a

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suspendre un moment les doctes accords de la lyre, pour faire place aux accens, un peu légers peut-être, du luth indien.

A ce nom de sæurs, à ce lien de parenté dont je reconnais l'existence, entre les Muses de l'Hélicon et celles du mont Mérou, il me semble déjà entendre mille voix s'élever contre une pareille assertion, contre la possibilité d'une semblable alliance! Long-tems , je l'avouerai, j'ai partagé la même prévention ; mais après le plus mûr examen, après le travail le plus sérieux, je n'ai pu merefuser à considérer comme sorties du même berceau, des sæurs qui, malgré l'espace immense qui les sépare, parlent cependant à peu près la même langue, s'expriment souvent dans les mêmes termes, emploient les mêmes figures, et semblent avoir été inspirées par le même génie,

En effet, il est impossible, pour peu qu'on ait fait quelques progrès dans l'étude de la langue sanskrite, de ne point être frappé des rapports qui existent entre ce riche idiome et les langues grecque et latine; rapports qui se rencontrent, non pas seulement dans des mots isolés, mais dans la structure la plus intime du langage, qui ne peuvent être l'effet du hasard, et qui supposent nécessairement ou une origine communc

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deux premiers, renserme des morceaux du plus haut intérêt, relatifs à la littérature sanskrite, et qui sont traités avec cette supériorité de talent qui distinguc tous les écrits de ce savant professeur. Pour ma part, je ne puis assez le remercier du soin qu'il a mis à me traduire ; mais je craius une chose ; c'est que la pureté et l'élégance soutenue de son style ne fassent remarquer l'infériorité du mien.

entre les peuples qui parlent ces langues, ou au moins de longues communications entre eux.

L'Histoire, il est vrai, ne peut nous fournir encore assez de données pour résoudre ce problême; mais combien d'autres faits réels enveloppés dans les ténèbres de ces tems, que nous nommons fabuleux et héroïques, sur lesquels son flambeau n'apu, jusqu'à présent, répandre la lumière ! · Si de l'étude de la langue sanskrite, considérée purement en elle-même, étude qui rend presque nuls tous les systêmes étymologiques hasardés jusqu'à nos jours, et qui est absolument indispensable pour diriger , avec quelque certitude , nos recherches dans un labyrinthe où l'on n'a trop souvent rencontré que des monstres; si de cette étude, dis-je, on passe à celle de la doctrine des Indiens, de leurs usages, de leur croyance, de leurs mythes sacrés; quels rapprochemens plus curieux encore, ne se présenteront pas aussitôt à notre imagination!

Méditons-nous leurs livres de métaphysique? nous croyons lire les sublimes traités de Platon. Le dogme de l'immortalité de l'ame n'est point développé par ce sage et par les autres philosophes de la Grèce, avec plus de profondeur et de subtilité tout ensemble, qu'il ne l'est par les brahmanes, dans leurs Oupanichads (textes secrets des Védas), où ces matières sont en général traitées sous forme de dialogues, entre un maitre et son disciple, à la manière de Socrate.

Le dogme de l'unité de Dieu , qui a été évidemment reconnu par les vrais sages du paganisme, est égale

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