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lettres uniques, isolées, dont l'emploi est de représenter en abrégé les mots dont elles sont les initiales 1.

Ainsi une abréviation par sigle est un mot figuré par une seule initiale.

Exemple: S. pour salutem, signum, sigillum; 0. probitus; C. pr capitulum, contra; F. pr Francorum, feliciter, etc.

Les abréviateurs se servaient d'un sigle pour désigner:

4° Un nom, un prénom, comme H. pr Henricus, Hugo; W. pr Willelmus, Wido; A. pr Ambrosius, Augustus, Amalricus; I. pr Johannes, Jacobus; G. pr Galterus, Gaufridus, Gislebertus ; 0. pa Osbernus, Odo, Otho; R. pr Radulfus, Ricardus, Rogerius; U. pr Unfridus; Y. pr Yvo, etc.

2o Un titre, une qualification, comme C. pr Comes; R. p' Rex; D. p2 Dux, Deus, Dominicus; E. pr Episcopus; P. pr Pater, Pontifex, Papa; F. pr

' Dans les inscriptions romaines on distingue deux sortes de sigles, les simples et les composés, lesquels se subdivisent en plusieurs espèces. Ces distinctions sont inutiles pour nous; car, hors les sigles simples, nous ne voyons plus dans les autres genres d'abréviation que des mots plus ou moins tronqués, qui s'expliquent ordinairement soit par les signes, soit par les petites lettres supérieures, soit par les lettres abréviatives qui les accompagnent.

Frater, Filius; M. pr Mater; B. p Beatus; S. pr Sanctus; R. p Reverendus; V. pr Venerabilis, Venerandus, etc., etc.

3o Enfin tout mot d'un usage fréquent, ainsi que plusieurs particules.

Exemple: i pr id est; s pr scilicet; d pr de; c pr cum; p p per, pro, par, pre ou præ; q p* qui, quæ, etc., etc.

Pour exprimer cette dernière sorte de mots, le sigle se montre rarement sans être accompagné d'un signe ou d'une petite lettre abréviative qui sert à l'expliquer.

Plusieurs sigles de suite annoncent assez ordinairement des formules, des invocations, des expressions consacrées, etc.; telles sont celles-ci :

A. D. M. Anno Domini mil- | EMme CELnis T. Eminentis

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R. I. P. Requiescat in pace. | S. M. E. Sancta Mater Ec

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Il est une autre sorte de sigle qui se rencontre plus souvent dans les inscriptions et les manuscrits que dans les chartes. Ce sont des initiales doubles, qu'on appelle sigles répétés. Leur emploi est de faire connaître que les mots ainsi abrégés sont au pluriel. En voici quelques exemples:

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Cependant, comme il y a plusieurs exceptions à cette règle, on évitera de confondre les abréviations précédentes avec celles qui suivent :

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MM.

Monumentum, ma- | XX. Viginti, Christus,

trimonium.

Les sigles répétés indiquent aussi un superlatif. Exemple :

BB. Benè benè (optimè). | LL. Libentissime.

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Ce genre d'abréviation est plus particulier aux inscriptions romaines qu'à celles du moyen âge. Il en est de même des sigles contournés ou renversés, dont l'emploi était de désigner des féminins et des noms de femme. Ainsi, Ɔ était mis pr conliberta ou pr Caia; W pr mulier ou Marca; Apr Filia; X pr Karissima; J p' Liberta ou Lælia; ¶ p1 publica ou pupilla, etc., etc.

Si les abréviations par sigles causent de grandes difficultés dans la lecture des inscriptions romaines qui en sont remplies; il n'en est pas tout à fait de même à l'égard des inscriptions, des chartes et des manuscrits du moyen âge, où les scribes et les copistes employaient les sigles concurremment avec des signes empruntés aux notes de Tiron et de petites lettres supérieures pour en faciliter l'interprétation, comme on le verra plus loin.

Cependant, comme rien n'est plus énigmatique que ce mode d'abréviations par signes, nous ferons remarquer que, pour les interpréter, il ne faut pas s'éloigner des expressions, des formules et des usages propres au style lapidaire et métallique. On trouvera souvent dans les livres de théologie des versets entiers de l'Écriture sainte représentés tout en sigles: il sera facile de les expliquer avec des concordances de l'Ancien et du Nouveau Testament. Les sigles des inscriptions romaines, qui sont surmontés d'un trait horizontal, annoncent généralement des nombres. Chaque sigle, qu'il soit simple ou composé, est ordinairement séparé des autres par un point rond, ou carré, ou en losange, ou en cœur. Beaucoup de graveurs en lettres du moyen âge, à l'imitation des Romains, inséraient des mots entiers dans leurs inscriptions en sigles pour éviter l'équivoque et la confusion. Pour faciliter le déchif

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