Pagina-afbeeldingen
PDF
ePub

Le tome 5 du Recueil des travaux de la Société libre d'agriculture, sciences, arts d'Evreux, août-septembre 1880.

Une publication de l'Association française pour l'avancement des sciences, Congrès d'Alger du 14 au 21 avril prochain.

Recherches sur l'évaporation des eaux et sur la transpiration des plantes, par M. Félix Mazure d'Orléans.

Le t. XIV, année 1880, des mémoires de la Société d'agriculture et des arts de Seine-et-Oise.

Le Bulletin n° 6, 1881, de la Société des agriculteurs de

France.

Maître Jacques, journal d'agriculture, publié par la Société d'agriculture des Deux-Sèvres.

Un vol. du bulletin de la Société d'agriculture sciences et arts de la Haute-Saône, 3a série, no 11, plus une annexe contenant les catalogues du musée de la même Société.

Revue agricole de la Société d'agriculture de Dôle, 1881.

Bulletin de janvier et février de la Société d'agriculture de la

Lozère.

Le Musée, bulletin de décembre 1880 de la Société d'agriculture de Clermont (Oise).

Plusieurs numéros du journal la Ligue de l'agriculture,

Le 4 trimestre 1880 des bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest.

Un volume renfermant le recueil des publications de la Société havraise d'études diverses, 44° et 45° années.

Mémoires de la Société académique d'archéologie, sciences e arts du département de l'Oise, tome XI, 1re partie.

Un mémoire en forme de lettre adressé à MM. les sénateurs et députés de la Haute Saône, par la chambre de commerce de Gray, au sujet du Rachat et de l'exploitation des chemins de fer par l'Etat.

Le vol. XXIV des mémoires de l'Académie des sciences, belleslettres et arts de Lyon,

Bulletin n° 4, 1880, de la Société des antiquaires de Picardie.

[blocks in formation]

BULLETIN

DE LA

SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE D'AGRICULTURE

BELLES-LETTRES, SCIENCES ET ARTS

DE POITIERS.

No 254.

BULLETIN DE JUIN, JUILLET 1881.

1. Procès-verbal de la séance du 1er juin. 2. Saint-Médard. · 3° Procès-verbal de la séance du 6 juillet 1881. 4 Communication sur l'épizootie de fièvre typhoïde qui sévit actuellement sur les chevaux de Poitiers et des environs, par M. E. Cirotteau, inspecteur des épi zooties. -5° Publications reçues.

SÉANCE DU 1er JUIN 1881

PRÉSIDENCE DE M. BABINET, VICE-PRÉSIDENT.

34 membres sont présents..

La séance est ouverte.

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

M. le Président dépouille la correspondance et fait connaître les publications reçues depuis la dernière réunion de la Société; il attire l'attention sur le bulletin de Maître Jacques (Société d'agriculture de Niort), bulletin dans lequel est indiqué un procédé pour fabriquer une boisson économique et hygiénique avec les tubercules de topinambours. Plusieurs

JUIN, JUILLET.

8

membres de la Société font des observations sur la fermentation alcoolique des topinambours.

Il résulte de la discussion que cette fermentation, accomplie même sans addition de sucre, fournit une boisson saine et relativement agréable.

M. le Président fait savoir que le Conseil d'administration s'est préoccupé du concours qui doit avoir lieu à Châtellerault. Après quelques explications échangées, la Société renvoie au Conseil d'administration le choix à faire des com missaires du concours.

M. Godet de la Riboullerie lit un travail intéressant sur les charges qui pèsent sur l'agriculture française; ce travail sera inséré au bulletin.

M. Bruant, dans sa visite au concours horticole de Tours, tenu à l'occasion du concours régional, a vu un spécimen de la vigne du Soudan portant des grains qui semblaient approcher de la maturité.

La séance est levée.

SAINT MÉDARD.

Ce saint naquit en 457 à Salency, domaine patrimonial situé près de Neyon, en Picardie. Il devint évêque de Vermand dans l'Aisne, en 530, après avoir été sacré par saint Remi, qui avait baptisé Clovis et qui, à cette époque, était fort âgé. A la suite de l'invasion des Huns, il fut obligé de transporter son siège épiscopal à Noyon, ville fortifiée, et devint ensuite évêque de Tournay.

De ses deniers il créa, sur les domaines de son père, l'institution du couronnement de la Rosière. Les rois Chilpéric Io et Clotaire I l'avaient en grande estime. C'est de sa main que Radégonde, notre grande sainte reçut le voile monastique. Il mourut en 545.

Si de son vivant il jouissait d'une grande considération, par contre les générations qui suivirent sa canonisation

[ocr errors]

durent souvent le maudire, tant les proverbes néfastes abondent à l'occasion de sa fête. Les superstitieux du temps durent voir dans cette malédiction une punition. Saint Médard n'avait-il pas eu l'audace de donner le voile à une reine de France sans l'autorisation de son royal époux Clotaire Ier?

Tous ces proverbes ont pour base le temps qu'il fera le jour de la Saint-Médard,et tout particulièrement les effets de la pluie sur les jours qui suivent. Ces impressions légendaires respectables sont passées dans notre pays de France de génération en génération, pour arriver jusqu'à nous sans subir aucun discrédit dans les masses. Il est probable, il est certain même que la légende vivra encore longtemps après nous, peut-être même qu'elle ne s'éteindra pas.

Les proverbes sur la Saint-Médard sont invariables quant au fond, la forme seule en diffère. Les uns cependant sont explicites et libellés sous forme de loi; les autres, plus sages, laissent une part à l'aléa et entourent le proverbe de garanties multiples qui ne nuisent pas à sa réalisation.

Voici le proverbe-loi le plus connu dans nos contrées :

S'il pleut le jour de saint Médard,
Il pleut quarante jours plus tard.

C'est clair et net, mais, pris à la lettre, on peut dire que ce proverbe ne s'est heureusement jamais réalisé dans toute sa rigueur.

Les paysans de la Meurthe et de la Meuse expriment la même pensée si crûment que nous renonçons à la reproduire. Dans l'Eure, le Loiret, le Gard et la Gironde on est plus madré; la loi est sensiblement atténuée:

Quand il pleut le jour de la Saint-Médard
Le quart des biens est au hasard.

On voit que, partout en France, saint Médard est l'effroi des cultivateurs. En Angleterre, c'est saint Swithin, ancien évêque de Winchester, qui préside à la pluie et au beau temps.

Viennent ensuite des modifications au proverbe, en l'en

tourant de certaines garanties. Aux deux vers précédents on ajoute les deux suivants:

A moins que saint Barnabé

Ne raccommode ce qui est gâté.

S'il raccommode, il ne pleut pas le jour de sa fête, et par suite il ne pleut pas évidemment quarante jours de suite après la Saint-Médard.

Ce n'est pas tout heureusement. Saint Gervais, dont la fête arrive huit jours après, peut encore tout sauver, si Barnabé, mauvais rebouteur, n'a pas raccommodé ce qui est gâté :

Saint Gervais, quand il est beau,

Tire saint Médard de l'eau

De saint Médard à saint Gervais il s'écoule douze jours de notre calendrier, c'est-à-dire le tiers environ des quarante jours néfastes, s'il pleut les jours consacrés à ces saints. Citons encore une variante:

Quand il pleut à la Saint-Médard,
Prends ton manteau sans nul retard;
Mais s'il fait beau pour Barnabé,
Qui va lui couper l'herbe sous le pied,
Ton manteau chez toi peut rester;
Enfin, s'il pleut dans ces deux jours,
Si Médard et Barnabé, comme toujours,
S'entendaient pour te jouer des tours,
Tu auras encore saint Gervais
Accompagné de saint Protais,
Que le beau temps va ramener.

Nous ignorons l'époque de la canonisation de saint Médard; nous savons seulement que primitivement la canonisation n'était autre chose qu'un ordre du Pape par lequel il commandait que les noms de ceux qui s'étaient fait remarquer par leur sainteté fussent insérés dans le canon de la messe; que depuis 1172 le droit de canoniser appartient uniquement au Pape, les évêques ayant usé de cette prérogative jusqu'à cette décision. Nous ne savons pas non plus à quelle époque les noms des saints remplacèrent journellement, dans le calendrier, les dénominations romaines. Mais, comme le calendrier grégorien actuellement à notre usage

1. L'année Julienne était trop longue d'environ 11' 10" ou 12", qui pro

« VorigeDoorgaan »