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et il leur demande, au nom du Conseil d'administration, de vouloir bien y donner leur approbation.

L'assemblée, étant ensuite consultée par M. le Président, approuve les décisions adoptées par le Conseil d'administration de la Société, et s'en rapporte au Conseil pour l'appré ciation de la question financière et pour faire exécuter les différents travaux indiqués.

Il est procédé aux élections des membres présentés à la dernière séance.

Sont élus membres titulaires résidants:

M. Godet de la Riboullerie, propriétaire à Poitiers; M. Solaville, docteur-médecin, à Poitiers.

Sont présentés comme membres titulaires résidants: M. Pion, docteur-médecin, à Poitiers; M. Bodin, ex-notaire, à Poitiers.

L'ordre du jour appelle la continuation de l'examen de la question de l'ensilage du maïs.

M.. le Président fait connaître à la Société que, le 23 février dernier, sur l'invitation de l'honorable M. Tribert, M. de Touchimbert et lui se sont transportés à la propriété de Fontaine, située près le bourg de Marçay, pour examiner sur les lieux l'application du système d'ensilage du mais adopté par M. Tribert, et se rendre compte des résultats ob

tenus.

Ils ont trouvé en bon état, et ouvert pour les besoins de chaque jour, le silo sur lequel M. Tribert a précédemment présenté à la Société des explications détaillées.

Ce silo, établi dans des conditions simples et rationnelles, contient des tiges de maïs fortement serrées et d'une bonne conservation; l'odeur paraît s'être modifiée sensiblement depuis le jour où un spécimen du maïs ensilé avait été

montré à la Société.

Cet aliment était consommé avec appétit par les boeufs de race salers qui garnissaient l'étable.

M. le Président ajoute que M. Tribert étant présent à la séance, ainsi que M. le docteur Lestrade, membre de la Société, qui a pratiqué l'ensilage du maïs suivant un système différent, il les invite à communiquer à l'assemblée les observations qu'ils jugeront utiles et de nature à l'inté

resser.

M. Tribert explique son procédé d'ensilage (inséré au bulletin de février); il montre trois spécimens de maïs..... l'un pris le jour même dans le silo, un 2me depuis 2 jours, un 3me qui est resté mélangé pendant quelque temps avec de la paille.

Ainsi que M. le Président l'a constaté sur les lieux de l'ensilage, l'odeur du maïs s'est sensiblement modifiée.

La fermentation est devenue plus alcoolique; - les animaux, dit M. Tribert, mangent ce fourrage avec grand appétit.

M. de Touchimbert fait observer que son examen du maïs ensilé, chez M. Tribert, l'a amené à rechercher quelle était la température intérieure du silo. Il l'a trouvée relativement froide, il lui est difficile d'expliquer la fermentation.

M. Lestrade a aussi lui pratiqué l'ensilage du maïs, mais il a procédé autrement que M. Tribert..... (Une note au bulletin indiquera ce procédé.)

M. Forestier demande à M. Tribert comment les animaux supportent la nourriture.

M. Tribert répond que ses animaux s'en trouvent bien; que cependant le maïs ainsi employé ne produit pas l'engraissement, il entretient seulement les animaux en bon état... La quantité du fumier est augmentée, car les urines sont très abondantes.

Le lait et le beurre, d'après M. Tribert, ne sont pas altérés chez les vaches qui se nourrissent de maïs.

M. le docteur Brossard n'admet pas qu'il puisse y avoir fermentation sans élévation de température dans le silo... Il ne croit pas d'ailleurs, pour notre région, qu'il y ait avan tage à faire l'ensilage du maïs... car la réussite ne peut avoir lieu qu'à grands frais. Pour lui, il craint que le maïs ensilé, se trouvant en l'état de celui de M. Tribert, ne produise que de mauvais lait et de mauvais beurre; en tout cas, il donne la préférence à l'ensilage de M. Lestrade, quoique plus coûteux.

M. Tribert, en réponse, expose qu'il a fait très simplement, très modestement une expérimentation, sans pensée d'amoindrir les anciens procédés ; c'est l'économie qu'il a cherchée et obtenue.

Si les années sont mauvaises pour les fourrages, il n'est pas douteux que le maïs ne soit d'un précieux secours.. et dans les années fourragères même, il reste néanmoins avantageux.

M. Brossard reconnaît la simplicité du procédé, mais persiste à douter de l'avantage qu'il pourrait y avoir dans le département à cultiver le maïs pour l'ensiler.

M. Bruant ne croit pas utile de creuser une tranchée dans laquelle on dépose le maïs... A Mettray, on dépose le maïs sur la terre en une couche suffisamment épaisse, on fait de chaque côté un fossé dont la terre sert à couvrir le maïs ; de cette façon le fourrage reste plus sain.

M. Cirotteau, qui se rend fréquemment à la ferme-école de Montlouis, dirigée par M. de Larclause, explique qu'à MontLouis on fait depuis 3 ans l'ensilage du maïs... On procède à peu près comme M. Tribert; les bestiaux sont exclusivement nourris par ce fourrage, ils sont en bon état ; le beurre et le lait y sont de bonne qualité. Il considère que l'odeur du mais ensilé à Montlouis est moins mauvaise que celle du maïs que M. Tribert a présenté il y a un mois; elle se rapproche plus de celle du maïs soumis aujourd'hui à l'examen de la Société.

M. Tribert a vu le silo de Montlouis, c'est là qu'il a pris le modèle de son silo... Le procédé de nourriture n'est pas le même, puisque chez lui le maïs est donné entier, tandis que chez M. de Larclause il est coupé avant d'être donné aux ani

maux.

M. le Président invite M. Tribert et M. Lestrade à faire une expérimentation sur le lait et sur le beurre des vaches nourries par le maïs ensilé et à en communiquer le résultat à la Société.

M. le Président remercie M. Tribert et M. Lestrade des communications et explications qu'ils ont bien voulu faire à la Société.

Il ajoute que, lors de l'excursion faite à Fontioux par M. de Touchimbert et lui pour l'examen de l'ensilage du maïs dont il est ici question, une promenade au bourg de Marçay leur a permis de visiter, sur l'indication de M. Tribert, une fabrique d'horloges publiques établie dans cette petite localité par les frères Lussaut. Poussés par des aptitudes spéciales tout à fait en dehors de leur travail antérieur, ils ont créé cette

fabrique, fonctionnant aujourd'hui avec l'aide d'outils et de mécanismes perfectionnés et donnant des produits appréciés, que les frères Lussaut, dont l'industrie, à Marçay, est grevée de charges relativement peu onéreuses, peuvent livrer à des prix réduits.

Aussi le succès favorise cet établissement, honoré de récompenses dans diverses expositions, et de nombreuses horloges monumentales de diverses puissances pour églises, châteaux, communautés, vont porter au loin en France et à l'étranger, le nom de la modeste fabrique de Marçay...

Des renseignements sont donnés par plusieurs membres sur l'état des récoltes en terre, quelques avoines d'hiver ont été atteintes par la gelée, mais l'ensemble des céréales est satisfai

sant.

M. de Touchimbert fait connaître à la Société que, par délibération prise en Conseil des ministres le 28 décembre 1880, M. Grimaud, le plus ancien de nos collègues, qui a été admis au nombre des membres honoraires en 1878, vient d'obtenir une médaille d'argent pour son dévouement à l'humanité. La Société reçoit avec la plus vive satisfaction l'avis de cette récompense accordée à M. Grimaud.

La séance est levée.

Le Secrétaire,

A. MÉRINE.

Le Président,

DURAND.

SÉANCE DU 6 AVRIL 1881.

PRÉSIDENCE DE M. DURAND, PRÉSIDENT.

40 membres sont présents.

M. le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière séance. Il est adopté.

M. le Président dépouille la correspondance; il donne lecture d'une lettre de M. Gabriel Godet de la Riboullerie et d'une autre de M. le docteur Solaville, par lesquelles ils remercient la Société de les avoir admis parmi ses membres résidants.

M. le Président donne communication d'une lettre du 18 mars qui lui a été adressée par M. le Préfet de la Vienne, avec un exemplaire du programme officiel arrêté par MM. les Ministres de l'agriculture et de l'instruction publique, concernant les concours pour emploi de professeur départemental d'agriculture.

En annoncant que, d'après une décision de M. le Ministre de l'agriculture, un concours aurait prochainemeut lieu dans la Vienne pour le remplacement de feu M. Bosquillon, M. le Préfet a bien voulu demander qu'un avis lui fût d'urgence envoyé par nous sur la teneur du programme du concours.

La réunion de la Société ne pouvant avoir lieu assez tôt, le Conseil d'administration a été convoqué, et après l'examen et la délibération du Conseil, M. le Président a transmis à M. le Préfet sa réponse, en mentionnant les points les plus essentiels sur lesquels on pensait que devait être appelée l'attention d'un professeur d'agriculture dans notre dépar

tement.

M. le Président fait connaître à la Société que, par une lettre qu'il a reçue de M. Lestrade, il a été informé que notre honorable confrère avait commencé des expériences comparatives sur les effets résultant, pour la production du lait et du beurre, de la diversité des aliments donnés aux vaches, tels que topinambours, panais, maïs ensilé.

Un échantillon de beurre obtenu, alors que le panais for

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