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En effet, cette méthode cherchait aussi avec quelque succès à remédier aux inconvénients graves déjà nommés de l'inoculation, et essayait à employer un virus affaibli, par lequel des cas légers aux inoculés seraient provoqués, une éruption tout-à-fait rudimentaire des pustules varioliques, qui ne pourrait causer aucun danger ni contagion manifeste. On en cherchait l'accomplissement en se servant de la lymphe de la pustule inoculée à une inoculation poursuivie, en employant des piqûres très superficielles et l'action du froid (eau glacée) sur l'endroit de l'inoculation. Plus tard on tentait aussi d'autres méthodes à la modification du virus, conservation pendant quelque temps avant l'emploi, influence de matières chimiques etc. Les chirurgiens Sutton n'étaient certainement que des routiniers et des gens d'affaire, qui ne travaillaient d'une manière vraiment scientifique à la solution du problème, et d'autres, qui expérimentaient en même tendance, étaient de vrais laïques et autodidactes. Mais de l'autre côté le professeur italien contemporain Gatti était un homme de science distingué, et il pénétra d'une manière exacte et claire jusqu'au fond du problème.

Au temps, où commençait Jenner à s'apercevoir des observations des paysans sur la vertu immunisante des ,,cowpox" et s'expliquer les rapports de l'affaire, toute la base de la question lui était donc assez clairement donnée par la variolation; les cowpox purent seulement donner de l'immunité, parcequ'ils contenaient du virus variolique, et étant constaté, que la vaccination se pratiqua sans aucun danger ou contagion, ceci a dû dépendre de ce que le virus avait été particulièrement modifié par la cultivation sur le pis des vaches. Cette doctrine, laquelle ne fit de la vaccination qu'une variolation encore plus modifiée, Jenner ne la démontra pas des recherches expérimentales fatiguantes n'étaient pas son affaire à lui — mais il la maintenait avec une force persuadante, avec cette logique et dialectique supérieure, laquelle formait son talent spécial, et surtout sur la base des suppositions données de la variolation, bien qu'il ne le révélât pas la variolation fit obstacle à la pratique de sa méthode et à cette raison elle ne dut jouir d'aucune approbation.

Pendant longtemps la question de la nature des cowpox restait non éclairée, et à cet égard le doute sur leur vertu préservatrice avait une base solide et rationelle Les cowpox n'étaient-ils pas une sorte de variole, ils ne purent donner aucune immunité. En effet, ce n'étaient que les expérimentateurs remarquables, le médecin russe Thiele et le médecin anglais Ceely, dont les résultats expérimentales firent baisser le plateau de balance en faveur de l'hypothèse

péremptoirement formulée de Jenner. Tout-à-fait persuadants ces résultats ne l'étaient pas non plus, et les résultats contraires de Mr. Chauveau, expérimentateur éminent, durent bientôt de nouveau renouveler le doute. De nos jours la contradiction cependant a trouvé son explication conciliante en faveur de l'hypothèse de Jenner, et pour la plupart l'honneur en est due aux recherches claires et exactes du médecin de Hambourg, Mr. Leonhard Voigt.

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Mr. Voigt a démontré (Deutsche Vierteljahrschr. f. öffentl. Gesundheitspflege 1882-83), que le cowpox vrai peut être cultivé, bien qu'avec difficulté, par une transmission du virus variolique sur des vaches et des veaux. Chez la première génération les éléments varioleux spécifiques peuvent se trouver encore, et la vaccination d'un tel veau peut provoquer la variole chez l'enfant ceci Chauveau avait clairement démontré. Mais par une inoculation poursuivie d'un veau à l'autre ce que Chauveau avait manqué à faire le caractère vrai du cowpox se montre distinctement, et l'on obtient une vaccine typique, excellente et très forte. Tant les résultats de Mr. Voigt étaient persuadants, que sa ,,variola-vaccine", donc obtenu par une variolation de veaux, a été reconnue sans difficulté des autorités d'état allemandes comme une vaccine légitime et maintenant a été accueillie en plusieurs endroits, bien que cette méthode de culture n'ait pas été autorisée dans les règlements allemands pour la préparation de la vaccine animale, et bien que l'interdiction ancienne contre la variolation n'ait jamais été abolie.

Le combat constant entre les deux méthodes d'inoculation, l'ancienne variolation et la nouvelle vaccination, lequel à cause des circonstances malheureuses a acquis une grave acuité, a donc trouvė enfin au centenaire une solution conciliante, et la variolation a été réhabilitée. Car la vaccination animale devient donc ainsi complètement une variolation modifiée, où l'affaiblissement du virus variolique inoculé, jusqu'hors de danger et de contagion, dès le dernier siècle toujours désiré, se fait d'une manière heureuse à l'aide de l'organisme du veau en pleine conformité avec les principes bactérioliques, établis par les recherches éminentes de Pasteur. Et le doute toujours couvé sur l'efficacité immunisante de la vaccine justement d'un point de vue rationellement scientifique a été combattu par cela d'une manière effective, bien qu'il reste encore des questions de doute encore non résolues, lesquelles ne trouveront qu'avec peine leur dénouement, avant que le microbe de variole soit sûrement démontré et ses rapports exactement examinés.

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REPORT TO THE MINISTRY FOR ICELAND AND THE MINISTRY OF EDUCATION CONCERNING MY SECOND EXPEDITION TO ICELAND FOR THE PURPOSE OF STUDYING LEPROSY. (1895).

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BY EDV. EHLERS. M.D.

n July 6 I started on my second trip to Iceland. With permission of the ministry of education, the gentlemen Dr.

Cahnheim, of Dresden, and Dr. Grossman, of Liverpool, participated in the expedition at their own expense, but returned from Akurejri on August 13, owing to unfavourable weather, while Dr. Eichmüller, of Paris, accompanied me on the entire tour.

Like last year, Gudm. Gudmundsson, student of medicine and chirurgery, acted as interpreter, and fishwrecker Amundi Amundsson and school-teacher Bödvar Bödvarsson, of Hafnefjord, as our two permanent guides.

The expedition, which was transported by 36 horses and carried with it 3 tents and a boat, broke up from Reykiavik on July 19, proceeded via Eyrarbakki, Kalfholt, and Storolfshvol to the southern country beyond Markarfljot, whence we returned as we reached Jökulsaa. Next we went from Storolfshvol about the north and around Hekla to Torfajökul and hence via Galtalakr, Hruni, Tungufell, and Haukadal across Iceland northward to Kalmanstunga, whence we returned by the usual mail route to Akureyri.

In accordance with my program, I investigated in Olafsfjord, Svarfardardal and Hofdahverfi (Grytubakki); next I went to the district about Myvatn in order to end my journey at Husavik. On September 20 I had returned to Copenhagen.

Like last year, I received from the different authorities, especially from Governor Stephensen every possible assistance, and I can not sufficiently praise the kindness and courtesy which my colleagues, the physicians in the districts I visited, extended to me. I owe thanks especially to Consul Havsteen at Oddeyri, merchant Asgeirssonat Isafjord and the clergymen Eldjarn, in Tjörn, and Gudmundsson, in Kviabekka, for the great and unselfish help they rendered me.

I have this year received information about 6 new patients, and have myself examined 12, which are not included in my account for last year, altogether, therefore, there are 18 patients, in the following places:

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DISTRICT.

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Tuberous Mixed Anesthetic Tuberous Mixed Anesthetic
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Total.

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I had further occasion this year to personally examine 5 of the 19 patients about whom I had received verbal information, and could verify the diagnosis; only in the case of 1 woman a patient from the öfjord district was the information erroneous.

The total number of lepers in Iceland whom I have examined or received information about during these two years is, therefore, 158, but this number is decreased by deaths, of which I am not accurately informed (2 in Rangarvalla, 3 in Öfjord, 1 in East Skaptafell). My patients are distributed as follows:

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The 12 new patients I have myself examined this year are of more significiance than the small number indicates, because last year I contented myself with examining the patients who knew themselves, that they were attacked by the disease. This year I took up the adresses of the leprous patients, which I had obtained, journeyed to see them and examined, as far as permission was given me, the persons residing under the same roof with the lepers.

In this manner I found still more patients who had no idea that they were sick, because they were suffering from a milder form of the disease in its anesthetic form.

My investigations this year do not apply to the whole coutry, as was the case last year, but concern chiefly the four districts: Aarnes, Rangarvalla, Öfjord and Thingö, which places I consider, on basis of my investigations, as the principal homes of this disease. In my account this year I have, therefore, been able to include some of the commencing cases of the disease from the four districts, which I did not have last year. There are still districts, like there were last year, (Dala, Myra, East and West Skaptafell), where I have not been and for which I had to be satisfied with the official numbers (Dala, Myra), or have counted only the patients, who did not shun the long journey in order to meet me in an adjoining district. This year the circumstance should be considered that the patients avoided me to some extent, which is explained by the fact that the fear of compulsory isolation has been aroused. Taking these circumstances into consideration there will not be any great error in declaring that there are at least 200 lepers in Iceland, which is four times as many as had been supposed before my journeys thither.

My investigations this year show that the disease is spreading in the district of Rangarvalla and about the Öfjord. In the eastern part of the country no more cases are publicly known, as the only patient found in East Skaptafell is dead, and a patient in Mula has been returned to her native place in Borgarfjord, where she had also contracted the disease.

To the description which I gave last year regarding the hygiene of the poor farms, especially in Aarnes and Rangarvalla districts, I have nothing new to add. What I have seen this year in places which I did not visit last year, chiefly in Gaulverjabærhrepp andʻin the country of Villingaholt, tallies perfectly with the description I gave last year. It is a loss of time for people who are unacquainted with the conditions of the whole of the country which I have chosen as examples, to protest against the description.

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