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PARIS.

BIBLIOTHECA
REGIA
MONACENSIS

TYPOGRAPHIE DE HENRI PLON, IMPRIMEUR DE L'EMPEREUR,

RUE GARANCIÈRE, 8.

UNIVERSELLE

(MICHAUD)

ANCIENNE ET MODERNE,

HISTOIRE,

OU

PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE, DE LA VIE PUBLIQUE ET PRIVÉE DE TOUS LES HOMMES
QUI SE SONT FAIT REMARQUER PAR LEURS ÉCRITS,

LEURS ACTIONS, LEURS TALENTS, LEURS VERTUS OU LEURS CRIMES.

NOUVELLE ÉDITION,

REVUE, CORRIGÉE ET CONSIDÉRABLEMENT AUGMENTÉE D'ARTICLES OMIS OU NOUVEAUX

OUVRAGE RÉDIGÉ

PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES ET DE SAVANTS.

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CHEZ MADAME C. DESPLACES,

ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE DE LA DEUXIÈME ÉDITION DE LA BIOGRAPHIE UNIVERSELLE

RUE NEUVE-DES-MATHURINS, 38,

ET

LEIPZIG

LIBRAIRIE DE F. A. BROCKHAUS.

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BIBLIOTECA
SEAIA

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BAYERISCHE
STAATS-
BIBLIOTHEK
MUENCHEN

BIOGRAPHIE UNIVERSELLE.

R

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RIDINGER. Voyez RIEDINGER. terminant les Vénitiens à s'unir à eile pour RIDLEY (le docteur GLOSTER), théologien et repousser le duc de Milan. Les Florentins avaient littérateur anglais, était de la famille du docteur éprouvé en peu de mois six défaites consécuRidley, évêque de Londres (1). Il naquit sur mer tives, et les Vénitiens, témoins de leur ruine, ne en 1702 à bord du vaisseau de la compagnie des songeaient point encore que la balance de l'Italie Indes le Glocester, d'où il prit son nom de bap-allait ètre pour jamais renversée. Laurent Ridolfi, tême. Ses études classiques, commencées à l'école introduit dans leur sénat, s'écria: « Seigneurs, de Winchester, furent terminées à l'université « vos lenteurs ont déjà rendu Philippe Visconti, d'Oxford. Il avait beaucoup d'inclination pour le << duc de Milan, maître de Gènes; en nous sacrithéâtre; on cite comme ses premiers ouvrages << fiant, vous allez le rendre roi d'Italie; mais, une tragédie intitulée Jugurtha, et une autre « à notre tour, s'il faut nous soumettre à lui, The fruitless redress (la Réparation inutile), qu'il <«< nous voulons le faire empereur. » Le sénat, composa en société avec quatre de ses amis et frappé de cette courte harangue, sentit enfin ce dont chacun d'eux écrivit un acte. Il jouait aussi qu'il devait faire pour la liberté de l'Italie, et le la tragédie en société avec succès, et ce fut ainsi duc de Milan fut arrêté dans le cours de ses qu'il acquit cette élocution élégante qu'il porta usurpations. S. S-1. ensuite dans la chaire. Le comédien Théophile Cibber essaya inutilement de l'enlever à l'Eglise pour en enrichir la scène et lui représentait que celle-ci payait d'ordinaire plus généreusement. Ridley eut successivement les cures de Weston en Norfolk, de Poplar en Midlesex et celle de Rumford en Essex, et une prébende dans la cathédrale de Salisbury. Il publia en 1763 la Vie de l'évêque Ridley, 1 vol. in-4°; en 1765, Examen de la vie du cardinal Pole par Philips; deux petits poëmes, l'un, Jovi Eleutherio, ou Offrande à la liberté; l'autre, Psyché, insérés dans le troisième volume du recueil de Dodsley. Une suite du poëme de Psyché, sous le titre de Melampus, en 4 chants, avec des notes, 1 vol. in-4o, a été imprimée après sa mort, en 1782, au profit de sa veuve. Ridley mourut en novembre 1774. L'un de ses fils, Jacques RIDLEY, mort avant lui (février 1765), est l'auteur des Contes des génies et de quelques autres productions littéraires. Mademoiselle Evans, l'une des filles de Gloster, a publié un roman en deux volumes. L'évêque de Londres Lowth a composé l'inscription latine gravée sur le monument de Ridley, à Poplar.

L.

RIDOLFI (LAURENT), homme d'Etat florentin, jouit au 15 siècle d'un grand crédit dans sa république. Ce fut lui qui la sauva en 1425 en dé

(1) Nicolas Ridley, évêque de Rochester, puis de Londres, apostat sous Henri VIII, et brûlé à Oxford, en 1555, à l'avènement de la reine Marie, On a de lui quelques ouvrages de controverse théologique.

XXXVI.

RIDOLFI (CLAUDE), dit Claudio Véronèse, peintre, né à Vérone en 1670, fut élève de Dario Pozzo, auteur d'un petit nombre d'ouvrages estimés, sous lequel il fit des progrès rapides. Mais détourné de la peinture par d'autres idées, il resta longtemps sans faire usage de son talent. Il n'était pas riche, et bientôt le besoin se fit sentir : il résolut de tirer parti de ses premières études, et, pour réparer le temps perdu, il se remit sous la direction de Paul Véronèse et devint l'émule des Bassans. Comme Vérone possédait alors un grand nombre de peintres, Ridolfi se rendit à Rome, puis à Urbin. Il apprit du Baroche à mettre dans ses ouvrages une certaine aménité de style, et, dans les airs de tête, des finesses de beauté qui appartiennent à peu d'artistes. S'étant marié à Urbin, il fixa sa demeure au bourg de Corinaldo et orna tous les lieux circonvoisins d'un grand nombre de peintures qui le cèdent de bien peu pour le coloris à celles des plus grands maîtres de l'école vénitienne. Rimini possède de lui une Déposition de croix de la plus grande beauté. Après avoir longtemps habité les Etats du StSiége et formé quelques bons élèves, il revint sur le territoire vénitien, qu'il se plut à enrichir de ses productions. C'est dans la célèbre église de Ste-Justine qu'il exécuta un de ses chefsd'œuvre représentant la Gloire de l'ordre de StBenoit. Il a réuni dans cette vaste composition les princes qui ont embrassé cet ordre, les martyrs qu'il a produits et les pontifes qui sont sortis

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RIDOLFI

de son sein. Il ouvrit également à Vérone une école d'où sortirent deux habiles peintres, Baptiste Amigazzi et Benoît Marini. Après un assez long séjour dans sa ville natale, pressé par les sollicitations de sa femme, il revint à Corinaldo, où il mourut en 1644, âgé de 84 ans. (le chevalier Charles), peintre et historien, naquit à Lonigo, dans le territoire de Vicence, en 1602. Sa famille, originaire d'Allemagne, s'était fixée en 1500 à Vicence après avoir étudié les belles-lettres dans cette ville, il alla cultiver les arts à Venise. L'Alliense fut son maître. Ridolfi, par une certaine rectitude d'esprit qu'il tenait de la nature, sut également se préserver dans ses écrits et dans ses peintures du style maniéré en vogue à l'époque où il vivait. Le caractère qu'il montre dans ses l'ies des peintres vénitiens, rédigées avec autant d'exactitude que de solidité, se manifeste également dans ses peintures. On loue spécialement sa Visitation, qu'il a peinte dans l'église de Tous-les-Saints à Venise. C'est un tableau où brille une manière d'harmoniser les couleurs entièrement neuve : toutes les figures y semblent de plein relief, et l'on voit que toutes les parties en ont été étudiées. Il existe encore dans différents établissements publics de Venise et de l'Etat plusieurs belles compositions dues à son pinceau. Mais le plus grand nombre de ses tableaux fut exécuté pour des collections particulières de nobles vénitiens. Ses Vies des peintres lui obtinrent de la république une chaîne et une médaille d'or, et le pape Innocent, pour lui témoigner sa satisfaction, le nomma chevalier de l'Eperon d'or. Si l'on compare la manière d'écrire de Ridolfi avec celle de Boschini, on croirait qu'ils ont vécu à deux siècles de distance, quoiqu'ils soient presque contemporains. Ridolfi fut un bon écrivain, et il y a peu de biographes de peintres qui l'aient surpassé. Il n'est pas à l'abri de reproches sous le rapport de la langue; mais on ne rencontre dans son livre ni ces erreurs de jugements, ni ces historiettes et ces divagations qui déparent tant d'autres biographies du même genre. Son style est concis, et il vise à renfermer beaucoup de choses en peu de mots: il multiplie quelquefois un peu trop les citations des poëtes. Ses préceptes en peinture sont remplis de justesse : les reproches qu'il adresse à Vasari sont modérés; ses descriptions de tableaux, claires et exactes, et d'un homme également versé dans l'histoire, la poésie et la mythologie. Son ouvrage est terminé par la vie de l'auteur. Il s'y plaint avec amertume de la jalousie des rivaux et de l'ignorance des grands. Cet artiste mourut en 1660. Toutefois son épitaphe, rapportée par Sansovino, écrivain de cette époque, et ensuite par Zannotti, le fait mourir en 1658, tandis que Boschini le met dans la liste des artistes qui vivaient encore en 1660. Les vers où Ridolfi est loué furent sans doute composés par Boschini tandis que ce dernier vi

vait encore, et lorsque Ridolfi mourut, le poëte ne songea plus à les retoucher. En 1642, Ridolfi publia à Venise in-4° une Vie de Jacques Robusti, surnommé Tintoret, et en 1646 une Vie de Charles Cagliari (fils de Paul Véronèse), ibid., in-4°. Son grand ouvrage parut dans la même ville en 1648 sous ce titre Le Maraviglie dell' arte, ovvero delle vite de' pittori Veneti, e dello stato, ove sono raccolte le opere insigni, i costumi, e ritratti loro, 2 vol. in-4°. P-s.

RIECKE (VICTOR - ADOLPHE DE), médecin allemand, né en 1804 à Stuttgard, où il mourut le 1er décembre 1857. Après avoir fait ses études à Tubingue et à Wurzbourg, il enseigna pendant quelque temps la pathologie et la thérapie à la première de ces deux universités. Plus tard, il fut appelé à Stuttgard comme médecin du roi et conseiller supérieur. Ses écrits, outre leur valeur générale, ont encore un intérêt particulier pour la topographie médicale spéciale du Wurtemberg. Voici les titres des principaux d'entre eux : 1 Matériaux pour servir à la topographie obstétricale du Wurtemberg, 1827; 2° Communications sur le choléra asiatique, 1831, 2 vol. (deux éditions dans la même année); 3° la Littérature du cholera-morbus, 1832 (aussi comme volume troisième de l'ouvrage précédent); 4° les Préparations pharmaceutiques modernes, leurs propriétés chimiques et physiques, etc., 1837; 2° édit., 1842; 5o Manuel des maladies cutanées, 1839, 2 vol.; 2o édit., 1844; 6° Sur les emplacements des cimetières et sur l'influence qu'exerceni les odeurs cadavériques sur la santé humaine, 1840; 7° Livre des plantes vénéneuses du Wurtemberg (avec Fr. Berge), 1845; 8° l'Organisation des affaires médicinales dans le Wurtemberg, et collection systématique de toutes les lois et ordonnances qui s'y rapportent, etc., 1856. RIECKE (Léopold dej, frère aîné du précédent, né à Stuttgard en 1785, et mort en 1847 à Tubingue, a été professeur d'accouchement à cette dernière université. Il n'a pas laissé de traité; mais il a le mérite d'avoir organisé avec peu de moyens la clinique obstétricale de l'université sur un excellent pied. R-L-N.

RIEDEL (FREDERIC-JUSTE), fils d'un pasteur protestant, naquit en 1742 au village de Visselbach, près d'Erfurt. I annonça une grande vivacité d'esprit après avoir fait ses études à Weimar, léna, Leipsick et Halle, il vint s'établir à léna et débuta par des satires très-amères, auxquelles succédèrent des ouvrages plus sérieux et qui furent mieux goûtés du public; entre autres, une Théorie des beaux-arts et des lettres, dont il donna dans la suite une nouvelle édition. Lors de la réorganisation de l'université d'Erfurt en 1768, Riedel y obtint la chaire de philosophie et fut consulté sur le plan d'études. Il enfanta beaucoup de projets, dont la plupart ne furent pas suivis. La mobilité de son esprit s'accommodait mal avec les fonctions régulières et monotones de professeur. Espérant s'ouvrir une car

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