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Fragmens historiques inédits : 1°. Un extrait du Tarikh ed-doual de Fakhr-ed-din-alrazi; 2°. un autre de l'Akhbared-doual el-monkatiat de Djemal-ed-din elhalebi el-azedi ; 3o. un long fragment de l'Histoire d'Alep, dont M. Freytag a publié déjà plusieurs morceaux choisis. Le livre se termine par trois fables tirées de l'ouvrage inédit d'IbnArabschah intitulé : Fakeet el-kholafa.

Ce nouveau travail de l'un des plus laborieux orientalistes de l'Europe, sera non-seulement utile aux jeunes gens qui se livrent à l'étude de la langue de Mahomet, il fera encore le plus vif plaisir à tous les arabisans, qui, ne pouvant avoir toujours des manuscrits à leur disposition, liront avec intérêt les morceaux choisis qu'il contient.

G. T.

Symbolæ ad interpretationem sac. Codicis ex lingua persica, auctore Petro a Blohen Jeverano. Leipsick, 1822, in-4°.

Fundamenta linguæ arabicæ. Accedunt selectæ quædam magnamque partem typis nondum exscriptoe sententia primis legendi ac interpretandi periculis destinata, Auct. A. Oberleitner. Vienne, 1822, 1 vol. in-8°.

Otto Friederichs von Richter Wallfahrten im Morgenlande. (Pélerinage en Orient; par Othon Frédéric de Richter). Berlin, 1822, 2 vol. in-8°., avec planches.

Ces deux volumes, extraits du Voyage de M. Richter, par M. Ph. Gust. Evers, contiennent beaucoup de détails curieux, sur la géographie, l'histoire naturelle, la géologie et les antiquités de la Syrie, de l'île de Chypre, de l'Asie mineure et des îles de l'Archipel. Les planches qui accompagnent cet ouvrage représentent plusieurs des monumens antiques de ces régions.

Mohammed oder die Eroberung von Mekka (Mahomet,

ou la Conquête de la Mecque); drame historique, par l'auteur de Chirin et de Rosenal. Berlin, 1823, in-8°.

Ce drame qui, dit-on, a obtenu beaucoup de succès en Allemagne, est l'ouvrage d'un savant bien connu par ses travaux sur la littérature orientale, et qui a voulu garder l'anonyme.

FRANCE.

Voyage au Mont-Caucase et en Géorgie, par M. Jules Klaproth. Paris, 1823, 2 vol. in-8°. avec une carte.

C'est une édition française duVoyage publié en allemand par le même auteur, Hall et Berlin, 1812 et 1814, 2 vol. in-8°. avec cartes. La première contient de plus un Traité sur la langue et l'écriture des Ouighours et quelques autres pièces, avec des détails que l'auteur a jugé à propos de supprimer dans l'édition française.

Mémoire sur la vie et les opinions de LAO-TSEU, philosophe chinois du VI. siècle avant notre ère, qui a professé les opinions communément attribuées à Pythagore, à Platon et à leurs disciples, par M. Abel - Rémusat, brochure in-4°. Paris, 1823, Imprimerie Royale.

Nous avons donné dans notre dernier Numéro, p. 3-15, un Extrait considérable fait par M. Rémusat lui-même, du Mémoire qu'il vient de faire imprimer. On trouve ici tous les textes chinois tirés du Tao-te-king, ou Livre de la raison et de la vertu, par Lao-tseu, qui peuvent nous faire connaître les opinions de ce philosophe célèbre, contemporain de Pythagore. Ce mémoire renferme en outre une multitude de détails fort intéressans qui n'étaient qu'indiqués dans cet Extrait. Ils contribuent à démontrer la conformité qui existe entre la doctrine des antiques sages de l'Orient et celle des plus illustres philosophes grecs.

(Septembre 1823.)

JOURNAL ASIATIQUE.

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SCENES CHINOISES, extraites du Hoa-thou-youan, et traduites du chinois par M. F. FRESNEL.

LE morceau dont j'offre aujourd'hui la traduction m'a paru assez indépendant des choses qui le précèdent dans l'ordre de la narration pour pouvoir paraître sans une récapitulation préalable. S'il se trouve quelque part une. allusion dont l'intelligence nécessite la connaissance d'un fait antérieur, je relaterai brièvement ce fait dans une note. Les scènes que l'on va voir se passent entre des personnes de bonne compagnie ; elles pourront servir à donner quelques idées de plus sur le genre de politesse qu'une vieille civilisation a introduit à la Chine dans les relations d'homme à homme, et à rectifier quelques opinions sur le degré de liberté dont les femmes jouissent dans ce pays.

Comme je me propose de traduire et de publier en entier le roman chinois dont je donne aujourd'hui un second extrait (1), je crois devoir profiter de l'occasion qui m'est offerte pour m'expliquer sur le mode

(1) Le premier chapitre du Hoa-thou-youan a paru dans le 4e. cahier du Journal asiatique. Le 3o. chapitre a été lu dans la séance publique du 21 avril dernier.

T. III.

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de traduction que j'ai suivi, et provoquer, s'il m'est possible, de la part des auteurs et lecteurs de traductions, des avis qui tournent au profit de la mienne.

Ceux des lecteurs français à l'opinion desquels j'ai tâché de me conformer jusqu'à ce jour, sont bien les gens du monde les plus difficiles à satisfaire; aussi n'ai-je subi leurs lois que parce qu'elles m'ont paru fondées sur les principes de la raison et du goût. Mais si par hasard je m'étais trompé avec eux, quelle obligation n'aurais-je pas à celui qui ferait cesser mon erreur, puisqu'il rendrait en même tems ma tâche plus facile.

En permettant l'importation des idées et des productions de l'Orient, les lecteurs dont je parle repoussent impitoyablement la phraséologie orientale, et veulent qu'on écrive en français tout ce qu'on leur destine, fût-ce une version du Javanais ou du Tibétain. Je conviens qu'ils font une exception en faveur des noms propres, et je ne doute pas qu'ils ne fussent les premiers à rire du traducteur qui de Pomponius aurait fait M. de Pompone, ou du général chinois Sang le général français Dumourier (1); mais à cela près il faut leur trouver des équivalens pour tout, et Dieu sait le tems qu'on y passe. Ce n'est point par les formes du langage, dont ils se soucient peu, mais par les idées et les choses qu'ils veulent faire connaissance avec les nations étrangères. La nécessité,

(1) Le mot chinois Sang, qui forme l'un des Pe-kia-sing ou noms de famille, signifie mûrier.

souvent si commode (1), de conserver la couleur locale, n'est point une excuse auprès d'eux; ils ne font pas plus de grâce aux métaphores bizarres qu'aux locutions étranges; et s'il s'en trouve beaucoup dans une version d'un livre oriental, ils nous diront crûment que ce n'était pas la peine de la faire. Cependant ils veulent qu'un traducteur soit fidèle, et ils soutiennent qu'on peut l'être autant qu'il faut sans cesser d'écrire en français. De cette proposition vraie en spéculation, résulte un double précepte qui, malheureusement pour nous, est beaucoup moins facile à observer qu'à imposer.

Je sais qu'il y a dans le monde un assez bon nombre d'orientalistes amateurs qui jugent les traductions d'après des principes tout opposés; car ils en jouissent d'autant plus qu'elles sont moins françaises. En travaillant pour cette classe de lecteurs, il ne faudrait pas se tourmenter à chercher des équivalens; que dis-je? ils sont si bien préparés aux formes extraordinaires, que ce serait tromper leur attente, et par suite encourir leur mécontentement, que de leur offrir des traits de ressemblance, quelque réels qu'ils fussent, entre l'Orient et l'Occident.

Ceci s'applique particulièrement à la Chine. Comme cette contrée est la plus lointaine de celles dont on cultive la littérature en Europe, ils en concluent que

(1) Il y a nombre de phrases, même en arabe, qui, traduites verbalement, ont une physionomie orientale, mais qui deviennent triviales pour nous, dès qu'on les rend par les expressions françaises qui leur correspondent réellement.

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