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A PARIS,

CHEZ DONDEY-DUPRÉ PÈRE ET FILS,
ÉDITEURS-PROPRIÉTAIRES DU JOURNAL ASIATIQUE,

Rue St.-Louis, No. 46, au Marais,
Et rue de Richelieu, No. 67, vis-à-vis la Bibliothèqne Royale.

ooo.

M DCCC XXIII.

Extrait du JOURNAL ASIATIQUE rédigé par MM. de Chézy,-COQUEBERT DE MONTBRET, - DÉGÉRANDO, - FAURIEL, - GRANGERET DE LAGRANGE,- HASE, – KLAPROTH, -ABEL-RÉMUSAT, SAINT-MARTIN, SILVESTRE DE Sacy, — et autres Académiciens et Professeurs français et étrangers;

Et publié par la Société Asiatique. Il parait, par année, douze Cahiers de ce Recueil, qui forment deux rolumes in-80.

Le Prix de l’Abonnement, pour l'année, est de 20 francs.

On ne peut souscrire pour moins de six mois ou d'un volume; alors l'Abonnement est de 12 fr.

Il faut ajouter pour le port, Pour les Départemens...

i fr. 25 cent,

par

volume. Pour l'Étranger..

2 fr. 50 cent. idem.

On s'abonne à Paris, A LA LIBRAIRIE ORIENTALE
De DONDEY-DUPRÉ Père et Fils, Éditeurs Propriétaires du Journal

Asiatique, rue St.-Louis, No. 46, au Marais ;
Et chez les principaux Libraires de la France et de l'Étranger.

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NOTICE

DE DEUX PAPYRUS ÉGYPTIENS

EN ÉCRITURE DÉMOTIQUE,

Et du règne de Ptolemée-Épiphane-Euchariste (1).

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ON

n connaît déjà, par les travaux des archéologues et des critiques, plusieurs de ces papyrus rapportés d'Égypte dans ces dernières années, et qui, de peu d'étendue comparativement aux autres papyrus en écriture hiéroglyphique ou en écriture hiératique, offrent ordinairement un texte égyptien en écriture démotique ou populaire. On les a désignés sous la dénomination particulière de contrats , parce que, en effet, leur contenu se rapporte ordinairement à des transactions entre particuliers, ainsi qu'on la reconnu soit par une espèce d'enregistrement ou de sommaire écrit en grec et ajouté à une marge du texte égyptien, soit par l'examen de ce texte même, ou bien enfin par des contrats purement grecs, analogues dans la forme et dans l'objet aux contrats égyptiens. De plus, on sait aujourd'hui

que la langue égyptienne, et ses trois écritures diverses , n'ayant pas cessé d'être d'un usage général en Égypte sous la domination des rois

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(1) Cette Notice a été lue à la séance de la Société Asiatique du 2 Juin 1823.

macédoniens, on y rédigeait très-souvent les contrats dans les deux langues simultanément, en écriture démotique et en égyptien, la langue de la nation, et en grec , la langue de l'administration publique. Il existe, en effet, en Angleterre, outre l'inscription de Rosette, un contrat grec, qui est la traduction d'un contrat égyptien récemment acquis pour le Cabinet des Antiques de la Bibliothèque du Roi de France. M. le docteur Young vient de publier cette copie grecque, qui est à Londres, ce savant Anglais ayant d'abord reconnu l'identité des deux textes,

'après la lecture des noms propres du protocole de l'acte égyptien, qui lui a été communiquée par mon frère l'année dernière. Les deux actes sont, réellement, les mêmes; le texte

grec

est intitulé: ΑΝΤΙΓΡΑΦΟΝ ΣΥΝΤΡΑOHE AITYIITIAE copie du contrat égyptien; ils commencent l'un et l'autre

par

la même date, et les noms des officiers publics qui les ont signés sont aussi les mêmes. Le sens du mot ANTITPADON ne présente aucun doute; mais il pourrait encore servir, vu la circonstance dans laquelle il est employé, à expliquer entièrement la nature des fonctions del’ANTITPADEYE qui est toujours nommé avecle ΔΙΑΓΡΑΦΕΥΣ etiΥΠΟΓΡΑΦΕΥΣ dans l'enregistrement grec de tous les contrats rapportés d'Égypte, et qui aurait pu être aussi une espèce de copiste ou traducteur-juré, délégué de l'autorité publique pour écrire, dans la langue administrative, des contrats rédigés en langue et en écriture du pays. Ainsi l'étude de ces précieux débris de l'antiquité égyptienne, peut fournir chaque jour quelque résultat nouveau, et l'on sait combien le petit nombre des contrats connus et publiés a déjà procuré de notions historiques de quelqu'intérêt. Il devait d'ailleurs en être ainsi , d'après l'usage adopté, dans la rédaction des actes publics passés en Égypte durant la domination des Ptolémées, de mentionner dans leur protocole non-seulement l'année du règne et le surnom du souverain régnant, mais encore plusieurs prêtres ou prêtresses, et au premier rang parmi eux, le prêtre d'Alexandre-leGrand, fondateur de la monarchie macédonienne en Égypte , et dont le nom est suivi dans ces contrats des noms de tous les rois Ptolémées morts depuis Alexandre et associés à ses honneurs, jusques au roi régnant. Ainsi, le protocole , dans les actes publics de quelque importance, et, pour cela même, plus soignés dans leur texte , offre la série généalogique et chronologique des rois Ptolémées, et ces documens sont très-précieux pour leur histoire. Nous avons fait voir ailleurs (1) comment le seul contrat grec, appelé de Ptolemaïs et publié par M. Boëck, à Berlin, a suffi pour mettre hors de doute le règne d'un PtolénéeEupator, que nous avions exhumé, en quelque sorte, de l'oubli absolu où l'avaient laissé tous les historiens et tous les critiques avant nous; et encore pour confirmer pleinement ce que nous avions aussi cherché à établir sur la véritable durée du premier règne de Ptolemée-Soter II, portée à dix-sept ans par les uns, à quinze par d'autres, et qui est fixée à dix ans dans nos

(1) Éclaircissemens sur le contrat grec de Ptolémaïs, p. 25 à 33.

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