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QUESTIONS ET RÉPONSES, COMMUNICATIONS DIVERSES

A L'USAGE DE TOUS

LITTÉRATEURS ET GENS DU MONDE, ARTISTES, BIBLIOPHILES,
GÉNÉALOGISTES, NUMISMATES, ETC.

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ARCHÉOLOGUES,

L'INTERMÉDIAIRE des chERCHEURS ET CURIEUX

13, RUE CUJAS, 13

10

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(CORRESPONDANCE littéraire, NOTES and QUERIES français.)

QUESTIONS ET RÉPONSES, COMMUNICATIONS DIVERSES

A L'USAGE DE TOUS LITTÉRATEURS ET GENS DU MONDE, ARTISTES,
BIBLIOPHILES, ARCHÉOLOGUES, NUMISMATES, ETC.

L'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux commence sa dix-septième année. Malgré de réelles difficultés, tout le monde a reconnu qu'un organe de ce genre, qui compte dix-sept années d'existence. et dont l'utilité se manifeste quotidiennement, ne pouvait cesser d'exister. M. Carle de Rash n'a pas cru devoir en garder la direction et a bien voulu la remettre entre nos mains. Désormais indépendantes de toute immixtion de libraire-éditeur, la rédaction et l'administration de l'Intermédiaire, réunies dans les mêmes mains, seront en communication plus constante avec les abonnés. Le journal paraîtra aux dates fixes du 10 et du 25 de chaque mois, les titres et les tables seront exactement publiés, et bien des inconvénients qui se produisaient antérieurement cesseront d'exister.

L'Intermédiaire n'a jamais été et ne saurait être une spéculation. Il faut seulement qu'il se suffise à lui-même. Aussi a-t-il bien fallu reconnaître la nécessité d'élever le prix d'abonnement à seize francs (étranger, dix-huit francs). Toutes les dispositions possibles ont été prises; mais ces quatre francs d'augmentation, conseillés d'ailleurs par un très grand nombre d'abonnés, nous sont indispensables pour continuer à faire paraître le journal. Nos abonnés et nos collaborateurs, qui sont si dévoués à l'œuvre commune, ne reculeront pas, nous en sommes certains, devant cette mesure et continueront à nous seconder de leur zèle et de leur sympathie.

Nous espérons, d'ailleurs, ramener l'Intermédiaire à la période la plus brillante de sa longue carrière. Nous nous sommes déjà assurés du concours désormais permanent et actif de nos excellents Intermédiairistes, tout en continuant à recevoir les conseils expérimentés de M. Carle de Rash, le fondateur de l'Intermédiaire.

Que nos abonnés continuent aussi à s'intéresser à notre journal, en envoyant des questions et des réponses utiles; qu'ils fassent une propagande active qui nous permettrait de ramener l'abonnement à son taux primitif. Qu'ils ne nous abandonnent pas surtout dans la crise actuelle dont l'Intermédiaire mérite, par son utilité, de sortir rajeuni et fortifié.

LUCIEN FAUCOU,

Secrétaire de l'ancienne Direction, Directeur de l'Intermédiaire, 13, rue Cujas, Paris.

Cette note que le 2 janvier nous avons envoyée à tous les abonnés de l'Intermédiaire a produit de bons résultats. Nous avons reçu les encouragements les plus pressants de continuer le journal, et nous remercions nos collaborateurs de la sympathie qu'ils nous ont montrée en cette circonstance.

Les conseils que l'on nous a donnés pour la marche future de l'Intermédiaire seront étudiés et mis à profit: que nos abonnés fassent, de leur côté, toute la plus active propagande en faveur de l'extension du journal.

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Quelques abonnés n'ont pas, comme la circulaire les en priait, fait parvenir aux bureaux du journal, 13, rue Cujas, le montant de leur abonnement: nous les prions de vouloir bien le faire dans le plus bref délai. Passé le 15 janvier, au cas où nous n'aurions pas reçu d'avis contraire à ce sujet, nous ferons présenter les reçus à domicile.

Questions.

Documents inédits sur Rabelais. Un de nos plus sympathiques érudits, M. Arthur Heulhard, vient de publier à la librai

rie Lemerre une très intéressante et très curieuse brochure sur Rabelais et son maître, Bernard de Salignac. Cette brochure n'est d'ailleurs qu'un extrait du grand ouvrage, préparé de longue main sur Rabelais par M. Heulhard et qui donnera le dernier mot de la biographie de l'auteur du Pantagruel.

Il nous revient, de bonne source, que les archives d'un département du Centre renfermeraient de très précieux documents concernant Rabelais. Feu Benjamin Fillon devait les publier. Depuis sa mort, ils se raient entre les mains d'une tierce personne qui promet toujours de les faire paraître. Peut-on savoir cù en est ce projet ? UN LECTEUR DE RABELAIS.

Millevoye chansonnier. - Le bibliophile Jacob a publié, en 1880, chez M. A. Quantin, une très belle et très complète édition des Euvres poétiques de Millevoye, en trois volumes in-12, avec de délicieuses eaux-fortes de Lalauze. Le Bibliophile a recueilli, dans cette édition, non seulement les variantes de son auteur favori, mais encore un grand nombre de pièces, qu'on regrettait de ne pas retrouver dans les édi tions précédentes. Cependant nous sommes étonnés de l'absence, peut-être systématique, de différentes chansons de table, fort gaiement et même très agréablement composées, qui figurent dans divers recueils de l'époque du Directoire. Le Bibliophile ne parle pas même de ces chansons, dans la notice très ample et très détaillée qu'il a consacrée à notre premier poète élégiaque. Nous nous rappelons surtout une chanson intitulée : le Délire bachique, qui ne le cède pas aux meilleures chansons joyeuses de Désaugiers. Millevoye n'a-t-il pas été membre du Caveau?

J. J. J.

Un legs bibliographique de Libri. — On vient de nous raconter, sans nous demander le secret, un fait absolument ignoré, qui se rapporte la triste légende de Libri, le célèbre détrousseur de la plupart des bibliothèques publiques de France. (Voyez, sur les spoliations dont on l'accuse post mortem, un savant article de M. Gaston Pâris dans le Journal des Savants de 1883.) Voici le fait sans commentaire.

Libri s'était retiré à Florence en 1854 ou 1855, pour mourir dans sa patrie. Il continuait, disait-on, à travailler à sa justification pleine et entière, en réduisant à néant les accusations qui l'avaient fait condamner en France, dans un procès célèbre, par contumace. La mort ne lui donna pas le temps d'achever son travail. Quand il sentit qu'il était frappé à mort, il pria sa femme de réunir sous ses yeux tous les livres, tous les anciens manuscrits, tous les documents écrits ou imprimés, toutes les lettres autographes qu'il avait rassemblés de longue main pour sa défense: le tout fut emballé soigneusement dans vingt caisses et adressé par le chemin de fer, avec son testament, à M. Guizot, qui l'avait toujours honoré de son amitié et qui n'avait jamais douté de son innocence. M. Guizot était alors trop âgé pour se constituer le défenseur public de Libri; il ne fit donc aucun usage des matériaux documentaires et des pièces probantes que le défunt lui avait envoyés.

M. Guizot a-t-il reçu les vingt caisses, comme l'affirme la veuve de Libri? les a-t-il remises en mains sûres? les a-t-il confiées, sous scellé, à un dépôt public? La veuve de Libri les a-t-elle depuis réclamées ?

X.

La louange du chien. C'est le titre d'un petit poème, composé par André de Rossant, jurisconsulte lyonnais, et publié, en 1590, à Paris, chez Pierre Ramier, in-8. Ce poème, que cite Brunet, existait à la Bibliothèque du Roi, en 1750, sous le no 4775, Y, comme il est mentionné dans le catalogue imprimé de cette bibliothèque; mais on ne le trouve plus en place, et nous l'avons cherché vainement dans toutes les bibliothèques publiques de Paris, pour le

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