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sulte aucune prorogation du délai établi pour former l'action en délaissement. 38o.En cas de déclaration frauduleuse, l'assuré est privé des effets de l'assurance; il est tenu de payer les sommes empruntées, nonobstant la perte ou la prise du navire. 381. En cas de naufrage ou d'échouement avec bris, l'assuré doit, sans préjudice du délaissement à faire en tems et lieu, travailler au recouvrement des effets naufragés.- Sur son affirmation , les frais de recouvrement lui sont alloués jusqu'à concurrence de la valeur des effets recouvrés. 82. Si l'époque du paiement n'est point fixée par le contrat, l'assureur est tenu de payer l'assurance trois mois après la siguification du délaissement. , Les actes justificatifs du chargement et de la perte sont signifiés à l'assureur avant qu'il puisse être poursuivi pour le paiement des sommes assurées. • 84. L'assureur est admis à la preuve des faits contraires à ceux qui sont consignés dans les attestations. - L'admission à la preuve ne suspend pas les condamnations de l'assureur au paiement provisoire de la somme assurée, à la charge par l'assuré de donner caution - L'engagement de la caution est éteint après quatre années révolues, s'il n'y a pas eu de poursuite. 5.Le délaissement signifié et accepté ou jugé valable, les effets assurés appartiennent à l'assureur, à partir de l'époque du délaissement. - L'assureur ne peut, sous prétexte du retour du navire, se dispenser de payer la somme assurée. 386. Le fret des marchandises sauvées, quand même iI aurait été payé d'avance, fait partie du délaissement du navire, et appartient également à l'assureur , sans préjudice des droits des prêteurs à la grosse, de ceux des matelots pour leur loyer, et des frais et dépenses pendant le Voyage. 387. En cas d'arrêt de la part d'une puissance, l'assuré est tenu de faire la signification à l'assureur, dans les trois jours de la réception de la nouvelle. - Le délaissement des objets arrêtés ne peut être fait qu'après un délai de six mois de la signification, si l'arrêt'aoÊti lieu dans les mers d'Europe, dans la Méditerranée, oû dans la Baltique ; — Qu'après le délai d'un an, si l'arrêt a'eu lieu en pays plus ésoigné.- Ces délais ne courent que du jour de la signification de l'arrêt. - Dans le cas où les marchandises arrêtées seraient périssables, les délais ci-dessus mentionnés sont réduits à un mois et demi pour le premier cas « et à trois Enois pour le second cas. 4 1

388. Pendant les délais portés par l'article précédent, les assurés sont tenus de saire toutes diligences qui peuvent dépendre d'eux, à l'effet d'obtenir la main - levée des effets arrêtés. - Pourront, de leur côté, les assureurs, ou de concert avec les assurés, ou séparément, faire toutes démarches à même fin. 389., Le délaissement à titre d'innavigabilité ne peut être fait, si le navire échoué peut être relevé, réparé, et mis en état de continuer sa route pour le lieu de sa destination. - Dans ce cas, l'assuré conserve son recours sur les assureurs, pour les frais et avaries occasionnés par l'échouement. . 39o. Si le mavire a été déclaré innavigable, l'assuré sur le chargement est tenu d'en faire la notification dans le délai de trois jours de la réception de la nouvelle. | 391. Le capitaine est tenu, dans ce cas, de faire toutes diligences pour se procurer un autre navire à l'effet de transporter les marchandises au lieu de leur destination. ' , 392 L'assureur court les risques des marchandises chargées sur un autre navire, dans le cas prévu par l'article précédent, jusqu'à leur arrivée et leur déchargepmerlt . 393. L'assureur est tenu, en outre, des avaries , frais de déchargement, magasinage , rembarquement , de l'excédant du fret, et de tous autres frais qui auront été faits pour sauver les marchandises, jusqu'à concurrence de la somme aSSureC. * • | 394. Si, dans les délais prescrits par l'article 387, le capitaine n'a pu trouver de navire pour recharger les marchandises et les conduire au lieu de leur destination, l'assuré peut en faire le délaissement. 395. En cas de prise , si l'assuré n'a pu en donner avis à l'assuréur, il §e racheter les effets sans attendre son ordre. — L'assuré est tenu de signifier à l'assureur la composition qu'il aura faite, aussitôt qu'il en aura les moyens. - - | 396 L'assureur a le choix † la cornposition à son compte, ou d'y renoncer: il est tenu de notifier son choix à l'assuré,. dans les vingt-quatre heures qui suivent la signification de la composition. - S'il déclare prendre la composition à son profit, il est tenu de contribuer, sans délai, au paiement du rachat dans les termes de la convention, et à proportion de son intérêt : et il continue de courir les risques du voyage, conformément au cOntrat d'assurance. - S'il déclare renoncer au profit de la composition, il est tenu au paiement de la somme assurée , sans pouvoir rien prétcudre aux effets rachetés. - Lorsqne l'assureur n'a pas notifié son choix dans le délai † il est censé avoir renoncé au profit de la composition.

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TITRE XI.

Des Avaries.

397. Toutes dépenses extraordinaires faites pour le navire et les marchandises, conjointement ou séparément , . - Tout dommage qui arrive au navire et aux marchandises, depuis leur changement et départ jusqu'à leur retour et déchargement, - Sont réputés avaries. 398 A défaut de conventions spéciales entre toutes les parties, les avaries sont réglées conformément aux dispositions ci-après. 399 Les avaries sont de deux classes, avaries grosses ou communes, et avaries simples ou particulières. 4oo. Sont avaries communes, - 1.° choses données par composition et à titre de rachat du navire et des marchandises ; -- 2.° Celles qui sont jetées à la mer ; - 3.° Les câbles ou mâts rompus ou coupés ;- 4 ° Les ancres et autres effets abandonnés pour le salut com-mun : -5 ° Les dommages occasionnés par le jet aux marchandises restées dans le navire ; - 6.° Les pansement et nourriture des matelots blessés en défendant le navire, les loyer et nourriture des matelots pendant la détention, quand le navire est arrêté en voyage par ordre d'une puissance, et pendant les réparations des dommages volontairement soufferts pour le salut commun, si le navire est affrété au mois ; - 7 ° Les srais du déchargement pour alléger le navire et entrer dans un hâvre ou dans une rivière , quand le navire , est contraint de le faire par tempête ou par la poursuite de l'ennemi ; —8.° Les frais faits pour remettre à flot le navire échoné dans l'intention d'éviter la perte totale ou la prise ;- Et en général, les dommages soufferts volontairement et les dépenses faites d'après délibérations mor tivées, pour le bien et salut commun du navire et des marchandises, depuis leur chargement et départ jusqu'à lcur retour et déchargement. 4o1.Les avaries communes sont supportées par les marchandises et par la moitié du navire et du frct, au marc le franc de la valeur. 4o2. Le prix des marchandises est établi par leur valeur au lieu du déchargement. 4o3. Sont avaries particulières, - 1 ° Le dommage arrivé aux marchandises par leur vice propre, par tempête, rise, naufrage ou échouement ;-2 ° Les frais saits pour es sauver ; - 3.° La perte des câbles, ancres, voiles, mâts, cordages , causée par tempête ou autre accident de mer;- Les dépenses résultant de toutes relâches occasionnées soit par la perte fortuite de ces objets, soit par le besoin d'avitaillement, soit par voie d'eau à réparer ; -4 ° La nourriture et le loycr des matelots pendant la détention, quand le navire est arrêté en voyage par ordre d'une puissance, et pendant les réparations qu'on est obligé d'y faire, si le navire est affrété au voyage ;5.° La nourriture et le loyer des matelots pendant la quarantaine, que le navire soit loué au voyage ou au mois ; - Et en général, les dépenses faites et § souffert pour le navire seul, ou pour les marchandises seules, epuis leur chargement et départ jusqu'à leur retour et déchargement. 4o4. Les avaries particulières sont supportées et payées par le propriétaire de la chose qui a essuyé le dommage ou occasionné la dépense. 4o5. Les dommages arrivés aux marchandises, faute par le capitaine d'avoir bien fermé les écoutilles, amarré le navire, fourni de bons guindages, et par tous autres accidens provenant de la négligence du capitaine ou de l'équipage, sont également des avaries particulières supportées par le propriétaire des marchandises, mais pour les† es il a son recours contre le capitaine, le navire et e fret. o6, Les lamanages,, touages, pilotages, pour entrer dans les hâvres ou rivières, ou pour en sortir, les droits de congés, visites , rapports, tonnes, balises, ancrages et autres droits de navigation , ne sont point avaries ; mais ils sont de simples frais à la charge du navire. 4o7. En cas † de navires , si l'évènement a été purement fortuit , le dommage est supporté, sans répétition , par celui des navires qui l'a éprouvé. - Si l'abordage a été fait par la faute de l'un des capitaines, le dommage est payé par celui qui l'a causé.-S'il ya doute dans les causes de l'abordage, le dommage est réparé à frais communs , et par égale portion, par les navires qui l'ont fait et souffert.- Dans ces deux derniers cas, l'estimatien du dommage est faite par experts. . 4o8. Une demande pour avaries n'est point recevable, si l'avarie commune n'excède pas un pour cent de la va leur cumulée. du navire et des marchandises, et si l'avarie particulière n'excède pas aussi un pour cent de la valeur de la chose endommagée.

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4o9. La clause franc d'avaries affranchit les assureurs de toutes avaries, soit communes, soit particulières, excepté dans les cas qui donnent ouverture au délaissement ; et, dans ce cas, les assurés ont l'option entre le délaissement et l'exercice d'action d'avarie.

TITRE XII.
Du Jet et de la Contribution.

41o Si, par tempête ou par la chasse de l'ennemi , le capitaine se eroit obligé, pour le salut du navire, de jeter en mer une partie de son chargement, de couper ses ' mâts ou d'abandonner ses ancres, il prend l'avis des intéressés au chargement qui se trouvent dans le vaisseau, et † de l'équipage.-S'il y a diversité d'avis, celui du capitaine et des principaux de l'équipage est suivi.

411.Les choses les moins nécessaires, les plus pesantes et de moindre prix, sont jetées les premières, et ensuite les marchandises du premier pont au choix du capitaine, et par l'avis des principaux de l'équipage.

# Le capitaine est tenu de rédiger par écrit la délibération, aussitôt qu'il en a les moyens.— La délibération exprime - Les motifs qui ont déterminé le jet, Les objets jetés ou endommagés. - Elle présente la signature des délibérans, ou les motifs de leur refus de signer.- Elle est transcrite sur le registre.

413.Au premier port où le navire abordera, le capitaine est,tenu, dans les vingt-quatre heures de son arrivée, d'affirmer les faits contenus dans la délibération transcrite sur le registre.

414. L'état des pertes et dommages est fait dans le lieu du déchargement du navire, à la diligence du capitaine et par experts. - Les experts sont nommés par le tribunal de commerce, si le déchargement se fait dans un port français.— Dans les lieux où il n'y a pas de tribunal de commerce, les experts sont nommés par le juge de paix. - Ils sont nommés par le consul de France, et, à son défaut, par le magistrat du lieu, si la décharge se fait dans un port étranger.- Les experts prêtent serment avant d'opérer.

415. Les marchandises jetées sont estimées suivant le prix courant du lieu du déchargement ; leur qualité est constatée par la production des connaissemens, et des actures s'il y en a. »

16. Les experts nommés en vertu de l'article précé

dent sont la répartition des pertes et dommages. - o répartition est rendue exécutoire par l'homologation du

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