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Beatrix au baptême, qui fut fait par l'Evêque de Metz, Grand-Aumônier de France, en présence du fieur Jacob, Curé de la paroiffe Notre-Dame. Elle fut tenue fur les fonts de baptême par Monfieur, au nom de l'Archiduc Ferdinand, Gouverneur de la Lombardie Autrichienne, & par Madam Elifabeth de France; le Roi & la Famille Royale étant préfens, ainsi que le Duc d'Orléans, le Duc de Bourbon, le Prince de Conti & le Duc de Penthievre.

Auffi tôt que la Reine fut accouchée, le Chevalier de Montefquiou Fézenfac, Souslieutenant des Gardes du Corps du Roi, de fervice auprès de la Reine, fut député, de la part du Roi, pour aller annoncer la naiffance de la Princeffe, au Corps de ville de Paris.

Le Comte de Vergennes, Chef du Confeil royal des finances, Miniftte & Secrétaire. d'Etat, ayant le département des Affaires étrangeres, étant rentré chez lui, dépêcha des Courriers extraordinaires aux Ambaffadeurs & aux Miniftres du Roi dans les Cours étrangeres. Les autres Miniftres firent égale ment part de cette nouvelle, chacun dans leurs départemens.

Le Roi & la Famille Royale ont figné, le 9 de ce mois, le contrat de mariage du Comte de Chambors, Gentilhomme d'honneur de Monfeigneur Comte d'Artois & Meftre de camp en fecond du régiment

d'Infanterie Maréchal-de- Turenne, avec Demoifelie Gabrielle de Polignac, & celui du Comte de Gaffet de Mondragon, avec Demoiselle de Tournon.

Le même jour, le Comte d'Adhémar Ambaffadeur du Roi près Sa Majefté le Roi dela Grande-Bretagne, qui eft de retour par congé, a eu l'honneur d'être préfenté à Sa Majefté par le Comte de Vergennes, Chef du Confeil royal des finances, Miniftre & Secrétaire d'Etat ayant le département des Affaires étrangeres.

Le Marquis de Savonnieres, ci-devant Meftre-de-camp en fecond du régiment de Dragons de Monfieur, a eu, ce jour, l'honneur d'être préfenté au Roi par le Duc de Villeroi, Capitaine des Gardes-du Corps de Sa Majefté, en qualité de Lieutenant des Gardes du Corps du Roi, en la feconde Compagnie Françoife,

Le Comte de Caire, Lieutenant-colonel au Corps royal du Génie, a eu, le 30 du mois dernier, l'honneur d'être préfenté a Rei.

DE PARIS, le 19 Juillet.

S. M. ayant porté au nombre de quinze les places de Penfionnaires dans l'Académie Royale des Infcriptions & Belles Lettres au lieu de dix qui ont existé jusqu'à présent, Académie, le 20 Juin, a élu pour occuper les cinqnouvelles places MM. Ameilkon, hs

Bouchaud, Gautier de Sibert, de Rochefort & le Roy, comme les plus anciens de la claffe des Affociés,

Le bourg de Vandoeuvres en Champagne. a effuyé la nuit du 20 au 21 Juin les ravages d'une inondation. L'eau du torrent qui l'a occafionnée s'éleva dans les maisons depuis 4 pieds jufqu'à 7. 2000 toifes de murailles furent abattues; des granges, des écuries, tous les ponts fur la riviere de Berle emporrés, une infinité de beftiaux fubmergés, les bleds, les vignobles détruits, & les prairies couvertes de fable. Suivant le premier procès-verbal dreffé par le Subdélégué de Bar-fur Aube, la perte générale montoit à 100,400 livres; mais elle eft-beaucoup plus confidérable encore. Heureufement, perYonne n'a péri, graces aux foins courageux fe font donnés divers particuliers pour fauver les perfonnes en danger.

que

M. le Curé de Colombey en Baffigny nous rapporte en ces termes les triftes circonftances d'un orage qui a défolé fa Paroiffe & celles circonvoifines, le 18 Juin.

Un vent de Sud. Eft ayant porté fur ma Paroiffe une nuée dont nous étions ménacés, la grêle tomba en fi grande abondance, elle étoit d'une groffeur fi énorme, que mes vitres furent brifées avant que d'avoir penfé à les mettre à l'abri : les bleds qui donnoient l'efpérance de la plus belle & de la plus abondante recolte, ont été totalement faccagés: la grande partie des héritages ne rendra qu'à peine la femence qu'elle

a reçue; plufieurs ne rendront rien du tout : s'il y a encore une certaine quantité d'épis qui font reftés droits, c'est parce que la grêle ne les a frappés qu'obliquement, ils n'en font pas moins perdus en avançant vers le village, l'orage a continué les dévaftations; les chanvres répandus l'entour, les légumes, les arbres mêmes dans les jardins, ont été hachés ; les vitres de l'Eglife & de la plupart des habitations ont eu à-peu près le même fort que les miennes : les moindres grains de grêle étoient de la groffeur d'une groffe noix, la plupart comme des œufs un Fermier de Morimont n'a dit en avoir amaffé de la groffeur de fon poing; les avoines étant plus éloignées, ont été moins endommagées. Ces nuages fe font fuccédés fans interruption jufqu'à cinq heures du matin, & depuis, la pluie n'a ceffè quelques momens que pour faire place à un foleil brûlant qui a achevé de détruire les foibles reftes des efpérances. J'ai vifité moi-même le dommage, & j'ai eu la douleur de le trouver plus grand qu'on ne me l'avoit dit: la campagne n'offre plus qu'un fpectacle de défolation qui arrache les larmes : qu'on juge de l'affreufe fitua tion de ma malheureuse Paroiffe! l'année derniere n'a fourni ni fourages, ni aucune espèce de grains de carême; les bleds étant de mauvaife qualité n'ont point eu de cours; elle contoit fur la recolte prochaine pour fortir d'embarras, & la voilà plongée dans un abîme de mifere; elle étoit déja la plus pauvre de la Province, quoique dans un pays fertile & agréable; elle est compofée d'environ cent foixante-dix habitans, elle renferme au moins cent familles qui ne vivent que d'aumônes toutes les propriétés réunies produiroient à peine 4cco liv. de rente les impofitions excédent fes facultés.

Le même défaftre vient d'affliger un canton de la Bourgogne. Le 15 Juillet, à 2 h. après midi, un orage affreux, fuivi d'une grêle prodigieufe fans mélange de pluie, a faccagé les villages d'Ongy, Colombier & Breffe, diocefe de Châlons-fur Saone. Plus de 30 autres villages, dans l'efpace de 15 à 18 lieues, ont fubi le même fort. L'on fauche les bleds; les vignes & les arbres hachés ne laiffent aucune efpérance de récolte : les malheureux habitans font dans la confternation & dans l'impoffibilité de fubfifter fi l'on ne vient pas à leur fecours.

Dom Pradine, Religieux de l'Abbaye de Froidmont, Ordre de Cîteaux, connu par fes travaux utiles, entr'autres par des modeles de pont en fer & en bois, d'une feule arche de 400 à 430 pieds d'ouverture, vient de nous adreffer un Mémoire utile fur la qualité des fers caffans à chaud, & de ceux caffans à froid.

C'eft à l'arfénic, dit ce Religieux, que M. Brandt attribue cette mauvaise qualité des fers caffants lorfqu'ils font refroidis. En effet, ce minéral s'unit très intimement avec le fer par la fufion, & il eft enfuite très difficile de l'en féparer. Ce qui prouve le fentiment de M. Brandt, c'eft que le fer caffant à froid eft trèsfufible, & que de toutes les fubftances minérales, aucune ne facilite davantage la fufion que l'arfénic; le moyen le plus fûr de prévenir cette union de fer & de l'arfénic, c'est de griller foigneufement la mine avant que de la faire fondre; car il eft plus facile de faire

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