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supérieures, 79 realschulen, 78 gymnases, 91 écoles du peuple, 4 séminaires formant des instituteurs, 3 écoles agricoles, ainsi que 9 établissements dans lesquels on enseigne les humanités, dirigés par la commission d'instruction et par des particuliers, et 10 écoles supérieures de filles. Tous ces travaux, faits en grande partie par des élèves appartenant à des écoles d'instruction moyenne ou strictement primaire, quelques-uns par de simples apprentis, ont été fort remarquables et ont obtenu un véritable succès.

École commerciale de Leipzig.

L'école commerciale de Leipzig a été fondée, en 1830, par la Chambre de commerce, pour recevoir : 1° les apprentis qui, déjà employés dans les maisons de commerce, ne peuvent consacrer à leur instruction que peu d'heures chaque jour; 2° les jeunes gens qui ne sont attachés à aucune maison et qui peuvent, avant de s'engager dans le commerce, suivre les cours de l'école pendant trois années consécutives. Le comité préposé à l'établissement reçoit des jeunes gens de toutes les nations sans distinction de religion. Ils doivent avoir plus de 14 ans et moins de 16, et prouver par les résultats des examens d'admission qu'ils sont suffisamment préparés pour suivre les cours. L'école n'a pas d'in

ternes; les élèves sont donc placés comme pensionnaires chez des professeurs ou dans des familles honorables et sûres, désignées par le directeur. Ceux de la première classe seulement obtiennent la permission de fumer, en produisant une autorisation écrite de leur père ou de leur mère; mais, en aucun cas, même avec cette autorisation, ils ne peuvent fumer dans les rues et dans les promenades publiques de la ville. « Il est permis de douter, dit M. Baudouin, auquel j'emprunte ces détails, que cette défense soit strictement observée. »

Ils ne peuvent prendre de leçons d'équitation sans la permission du directeur, même quand ils ont été autorisés à aller au manége. Ils ne doivent pas parcourir à cheval les rues ou les promenades de la ville. Il leur est sévèrement défendu de fréquenter les établissements publics de danse et d'aller jouer au billard dans les cafés de la ville. Les théâtres et les concerts d'abonnement sont permis une fois par mois seulement; mais les bals masqués et les théâtres de famille sont absolument interdits. Le comité délégué par la Chambre de commerce charge un inspecteur spécial, choisi parmi les professeurs de l'école, de veiller à ce que toutes ces prescriptions soient fidèlement observées. Cet inspecteur doit aller visiter de temps en temps les élèves à domicile, faire l'inspection de leurs livres, de leurs cahiers, de leurs effets et prendre des ren

seignements auprès des personnes qui les ont en pension, sur leur conduite et la nature des sociétés qu'ils fréquentent. Cet inspecteur tient un journal particulier sur lequel il consigne ses observations, et il fait chaque semaine son rapport au directeur de l'école.

Cette surveillance si minutieuse, cette sorte d'inquisition journalière est entièrement contraire aux usages observés ailleurs, et forme un frappant contraste avec la liberté dont jouissent les élèves et les étudiants dans la plupart des villes d'Allemagne.

Le cours des apprentis renferme trois classes comprenant cinq années d'études. Le cours supérieur se subdivise en trois classes, et chaque classe dure un an. Elles comprennent les langues allemande, anglaise, française et italienne; la cosmographie, la géographie physique, politique et commerciale; la statistique commerciale; l'histoire générale, la physique, la chimie et la technologie; les sciences commerciales, théoriques et pratiques, telles que l'arithmétique commerciale, la tenue des livres; la correspondance dans les quatre langues enseignées, la législation commerciale, le droit maritime, l'économie politique, la calligraphie et le dessin.

Cet établissement n'a pas eu tout le succès que l'on pouvait attendre des dispositions prises pour donner aux élèves une instruction si étendue. Il avait l'inconvénient de n'être ni une école élémen

taire de commerce, ni une école polytechnique supérieure. Les chefs de maison ne trouvent pas chez les jeunes gens sortis de cet établissement cette simplicité, cette docilité et ce désir d'apprendre qui caractérisent les élèves des Realschulen. Ceux-ci, sortis de ces écoles avec des connaissances générales, qui les rendent aptes à saisir promptement la théorie des affaires, adoptent sans résistance les traditions de la maison qui les reçoit. Ceux qui ont passé plusieurs années à l'école de commerce de Leipzig, où on leur a donné un enseignement trop savant, arrivent avec des habitudes déjà prises, des systèmes personnels, des opinions économiques arrêtées qui ne s'accordent pas toujours avec les traditions de la maison où ils sont employés.

L'Académie pour le commerce et l'industrie fondée, comme l'école de Leipzig, par la Chambre de commerce de Francfort, a reçu une organisation analogue. Il en est de même de l'école de commerce de Vienne établie, en 1857, au moyen d'une souscription.

IV

Écoles d'arts et métiers, Écoles polytechniques, Université technique, en Bavière.

L'instruction donnée dans les écoles d'arts et métiers a été préparée par celle qu'ont reçue les élèves

dans les écoles élémentaires, et spécialement par l'étude du dessin, du dessin linéaire et du dessin d'ornement. Il faut y joindre les connaissances usuelles qu'ils y ont acquises et l'usage des Jardins d'école, que l'on cherche à établir dans tous les établis— sements intermédiaires. Les écoles d'arts et métiers se partagent en deux branches : les écoles industrielles et les écoles rurales; le dessin répond aux besoins des premières, et les jardins à ceux des secondes. L'enseignement comprend l'arithmétique supérieure, le dessin géométrique et au compas, le tracé des ornements et contours, les éléments de l'histoire naturelle; puis vient l'étude du dessin architectural, le dessin ordinaire, les exercices de style, la tenue des livres, et, suivant la profession que doit adopter l'élève, les notions les plus nécessaires de la chimie.

Il n'est question dans ce programme ni de la religion, ni de l'histoire, ni de la géographie, ni de la grammaire, ni des langues vivantes; la loi bavaroise, reconnaissant l'importance de ces enseignements, envoie les élèves dans les écoles du dimanche ou dans les gymnases, où ils peuvent recevoir ces différents genres d'instruction. Ce passage continuel de l'élève des arts et métiers dans les cours du dimanche ou dans les gymnases offre d'assez graves inconvénients; mais la loi tient à ce que les écoles d'arts et métiers soient des écoles pure

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