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La première apparition de l'ennemi eut lieu à 8 heures du matin avec de gros corps de cavalerie à notre gauche sur les Agosto hauteurs où passe la route de Lourinhã. Il fut bientôt évident que l'attaque se ferait contre notre avant-garde, et contre la gauche de notre position. La brigade du major général Ferguson traversa aussitôt le ravin avec 3 pièces de canon, pour aller sur les hauteurs où passe la route de Lourinhã. Elle fut immédiatement suivie par le brigadier général Nightingale avec sa brigade et 3 pièces de canon, par les brigadiers généraux Ackland et Bowes, tous les deux à la tête de leurs brigades. Ces troupes furent rangées (la brigade du major général Ferguson en première ligne, celle du brigadier général Nightingale en seconde ligne, et celles des brigadiers généraux Bowes et Ackland en colonnes à l'arrière-garde) sur ces hauteurs, avec leur droite dans la vallée qui va à Vimeiro, et leur gauche dans l'autre ravin qui sépare ces hauteurs de la chaîne qui se termine au lieu de débarquement à Maceira. Les troupes portugaises qui avaient été dans le fond près de Vimeiro, furent postés d'abord sur les hauteurs dont il vient d'être question avec la brigade du général Craufurd pour les soutenir. Les troupes de l'avant-garde placées sur les hauteurs au sud et à l'est de la ville, furent jugées suffisantes à sa défense, et le major général Hill se mit en marche vers le centre de la montagne où l'on avait mis le gros de l'infanterie, autant pour soutenir ces troupes, que pour servir de réserve à toute l'armée. En outre de cet appui, ces troupes avaient celui de la cavalerie à l'arrière de leur droite.

L'attaque de l'ennemi commença en plusieurs colonnes contre toutes les troupes placées sur la hauteur. Ces colonnes s'avancèrent sur la gauche, malgré le feu des carabiniers qui serraient le 50° régiment, et ne furent arrêtées et repoussés que par les baïonnettes de ce corps. Le 2o bataillon du 43o régiment fut également engagé de près avec l'ennemi sur la route qui conduit à Vimeiro, une partie de ce corps ayant reçu l'ordre de se porter dans le cimetière pour l'empêcher de pénétrer dans la ville. A la droite de la posi

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tion, les colonnes ennemies furent repoussées à la baïonnette par le 97o régiment, soutenu vigoureusement par le 2o bataillon du 52o, lequel s'avançant en colonne prit l'ennemi en flanc.

En outre de la résistance opposée à l'attaque de l'ennemi par les efforts de l'avant-garde, il fut attaqué en flanc par la brigade du brigadier général Ackland, qui allait prendre position sur les hauteurs à gauche, et une canonnade fut dirigée sur le flanc des colonnes de l'ennemi par l'artillerie placée sur ces hauteurs. A la fin, après un engagement désespéré, l'ennemi fut repoussé en désordre et perdit 7 pièces de canon, beaucoup de prisonniers, et un grand nombre d'officiers et de soldats tués et blessés. Un détachement du 20 régiment de dragons légers se mit à sa poursuite; mais la cavalerie de l'ennemi était si supérieure en nombre, que ce détachement eut beaucoup à souffrir, et que le lieutenantcolonel Taylor fut malheureusement tué.

A peu près au même moment l'attaque de l'ennemi commença sur les hauters où passe la route de Lourinhã. Cette attaque fut faite par un gros corps de cavalerie avec l'impétuosité ordinaire aux troupes françaises. Elle fut reçue avec fermeté par la brigade du major général Ferguson consistant dans les 36, 40° et 71° régiments; ces corps chargèrent aussitôt que l'ennemi s'approcha d'eux, et le firent céder; ils continuèrent alors à s'avancer sur lui, soutenus par le 82o régiment appartenant à la brigade du brigadier général Nightingale, qui, voyant le terrain s'élargir, forma ensuite une partie de la première ligne avec le 29° régiment et les brigades des généraux Bowes et Ackland, tandis que la brigade du général C. Craufurd et les troupes portugaises, sur deux lignes, s'avançaient le long de la hauteur à gauche. Dans sa marche, la brigade du major général Ferguson prit à l'ennemi 6 pièces de canon, lui fit beaucoup de prisonniers, et lui tua et blessa un grand nombre d'hommes.

L'ennemi fit ensuite une tentative pour reprendre son artillerie, en attaquant les 71° et 82° régiments qui avaient fait halte dans la vallée où ils l'avaient prise. Ces régiments re

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montèrent des bas-fonds de la vallée sur les hauteurs, où ils s'arrêtèrent faisant front et ouvrant leurs feux; ils marchè- Agosto rent à l'ennemi qui était arrivé pendant ce temps-là dans le bas-fond, et l'obligèrent ainsi à se retirer avec grande perte.

Dans cette affaire, où la totalité des forces françaises en Portugal, sous les ordres du duc d'Abrantès en personne, fut engagée, où l'ennemi était certainement supérieur en cavalerie et en artillerie, et dans laquelle il n'y eut que la moitié des troupes anglaises qui donnèrent, l'ennemi a éprouvé une défaite signalée. Il a perdu 13 pièces de canon, 23 caissons de munitions, de la poudre, des obus, des provisions de toute espèce, et 20,000 cartouches. Un officier général (nommé Brenier) a été blessé et fait prisonnier, et un grand nombre d'officiers et de soldats ont été tués, blessés et pris. La valeur et la discipline des troupes de Sa Majesté ont été remarquables dans cette occasion, ainsi que vous avez pu le remarquer, puisque vous avez été témoin de la plus grande partie de l'action: mais c'est une justice à rendre aux corps suivants que de les signaler particulièrement à votre attention; savoir: l'artillerie royale, commandée par le lieutenant-colonel Robe; le 20° régiment de dragons légers qui était commandé par le lieutenant-colonel Taylor; le 50° régiment commandé par le colonel Walker; le 2o bataillon du 95° de fantassins, commandé par le major Travers; le 5o bataillon du 60° régiment commandé par le major Davy; le 2o bataillon du 43° régiment commandé par le major Hull ; le 2o bataillon du 52o commandé par le lieutenant-colonel Ross; le 97 régiment commandé par lieutenant-colonel Lyon; le 36° régiment commandé par le colonel Burne; le 40° par le lieutenant-colonel Kemmis; le 71° par le lieutenant-colonel Pack; et le 28 par le major Eyre.

En faisant mention du colonel Burne et du 36° régiment dans cette affaire, je ne dois pas oublier d'ajouter que l'ordre et la régularité de ce corps dans tout son service, et sa valeur et sa discipline dans l'action, ont été remarquables.

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Je saisis cette occasion de reconnaître les obligations que j'ai au général et aux officiers de l'état-major de l'armée. Je dois beaucoup au jugement et à l'expérience du major général Spencer, pour les décisions que je pris à l'égard du nombre des troupes assigné à chaque point de défense, et pour les conseils et l'aide qu'il ma donnés pendant toute l'affaire. Dans la position que le major général Ferguson a fait prendre à sa brigade, et dans sa marche contre l'ennemi, cet officier s'est montré aussi judicieux que brave. On doit aussi beaucoup d'éloges aux brigadiers généraux Fane et Anstruther par la courageuse défense de leur position devant Vimeiro; et au brigadier général Nightingale pour la manière dont il a soutenu l'attaque dirigée contre l'ennemi par le major général Ferguson. Le lieutenant-colonel G. Tucker et le lieutenant-colonel Bathurst, ainsi que les officiers des départements de l'adjudant et du quartier-maître général, le lieutenant-colonel Torrens, et les officiers de mon état-major particulier, m'ont prêté le plus grand appui pendant toute l'affaire.

P. S. Depuis que je vous ai écrit cette lettre, j'ai appris qu'un officier général français qu'on suppose être le général Thiébaut1, chef de l'état-major général, a été trouvé mort sur le champ de bataille.

Ce n'est pas le général Thiebaut.

CONVENÇÃO DE SUSPENSÃO DE ARMAS, ASSIGNADA EM 22 DE AGOSTO DE 1808,

ENTRE OS EXERCITOS FRANCEZ E INGLEZ EM PORTUGAL

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