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dare alla cronologia dell'Egitto una base sicura, precisa, matematica, e di farla come il fulcro della cronologia del l'antico Oriente mediterraneo : a questo punto, se ci si potrà più o meno avvicinare, sarà solo colla scoperta di nuovi elementi storici, di monumenti analoghi alla pietra di Palermo, da essere utilizzati con lunghi e faticosi studi, come quelli nei quali Edoardo Meyer è maestro. Allo stato presente delle nostre cognizioni dobbiamo, io credo, rinunziare, al disopra del primo millenio, a precisare le date : possiamo solo dire in via approssimativa, colla approssimazione di alcune diecine di anni, che la Dinastia XX incominciava circa l'anno 1270; circa l'anno 1400 la diciannovesima; circa l'anno 1660 la diciottesima. Al di là l'approssimazione non è più di diecine di anni ma di secoli, e con questa espressa riserva diremo che il principio della XIII non crediamo possa essere sotto l'anno 2200, verso l'anno 2420 il principio della dodicesima, e verso il principio del quarto millenio il regno di Mene.

CHRONOLOGIE
ET SOURCES ÉGYPTIENNES

DE LA XIX® DYNASTIE (1),

PAR

M. VALDEMAR SCHMIDT.

On doit au translateur français d'Hérodote, Larcher, la découverte, dans un manuscrit grec à Paris, du nom jusqu'alors inconnu d'un ancien pharaon, Menophrès, qui a occupé le trône d'Égypte à l'époque du renouvellement de la période Sothiaque, qui, comme on le trouvera ciaprès, eut lieu en 13 21 avant notre ère. Comme l'auteur du manuscrit, le mathématicien et l'astronome Théon d'Alexandrie, le père de la malheureuse Hypatia, dont nous savons qu'il fit une observation en 365, écrit en grec, le nom du roi égyptien est donné dans la forme en usage chez les habitants de l'Égypte qui se servaient de la langue grecque. Le nom égyptien de l'ancien roi nous paraît facile à reconnaître. Laissons de côté la terminaison grecque du nominatif

il reste meno-ph-, ce qui n'est pas bien éloigné de o mai a men(o)- peh-rê ou menlo)-pekh, le nom bien connu dont Ramsès Jer, le fondateur de la XIXe dynastie, fit choix pour nom officiel ou nom

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(1) Abréviations : C. R. A. I. = Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles

Lettres (Paris) R. A. = Revue Archéologique (Paris). J. A. = Journal Asiatique (Paris). J. E. A. = The Journal of Egyptian Archaeology (Londres, 1917, etc.). A. B. A. = Mémoires de l'Académie de Berlin (Abhandlungen d. Preussischen

Ak. d. Wissenschaften). S. B. = Comptes rendus de la même Académie (Sitzungs-Berichte), Berlin.

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solaire, lorsqu'il monta sur le trône, événement qui doit avoir eu lieu en 1321. Ramsès ler, dont une inscription datée dans sa qe année (aujourd'hui au Louvre) fut observée déjà par Champollion près de Wadi Halfa, ne régna que peu de temps, probablement 1 an 2 mois, comme seul roi. Il s'associa bientôt son fils Sethos Jer. En effet on lit chez Josèphe(2) un extrait de Manéthon, donnant la liste des rois de la XVIIIe et de la XIXe dynastie, peu exacte du reste, dans laquelle se rencontrent plusieurs chiffres qui paraissent exacts. Ramsès II y est dit avoir régné 66 ans 2 mois, et en effet, l'inscription de Ramsès IV à Abydos, découverte par Mariette, atteste que Ramsès II a régné 67 ans (3). Le successeur de Ramsès II, qui est appelé généralement Ménephtah, a probablement régné 19 ans 6 mois, comme on lit dans le texte (). Tout fait donc présumer que les chiffres 1 an 2 mois sont très exacts pour Ramsès ler, mais tout l'extrait est bien loin d'être exact. Il y a là des fautes grossières. On cherche en vain le roi Sethos ser, le fils et successeur de Ramsès ler. Il a été complètement omis dans cette liste. D'autres monuments ne remédient pas à ce défaut. Il nous devient donc impossible de préciser la chronologie du reste de la XIX° dynastie. Nous avons deux dates de l'an ix de Sethos ler, mais aucune date postérieure. Le roi est probablement mort bientôt après. La chronologie du royaume des Khétas, ou des Héthéens, de Bogaz-Koej en Asie Mineure, qui se base sur des documents contemporains, découverts assez dernièrement, ne paraît pas nous permettre d'attribuer à Sethos ser un règne d'une certaine longueur. Ce roi a peut-être régné seulement une dizaine d'années (1320-1310 environ).

Quant à l'ère de Ménophrès, nous sommes à même de donner une preuve indirecte, mais décisive, de l'exacti

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(1) CHAMPOLLION, Mon., I, 2.
(9) Jos., C. Ap., I, 15, S 97, éd. Niese.

2

(3) Pierret, Revue Archéol., N. S., XIX (1869), pl. VIII, 1. 23, p. 273283; Mariette, Abydos, II, pl. 34-35.

(1) Comp. Meyer, Chronologie (Akd. Berl., 1909), p. 74.

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tude de l'an 1321 et de la fausseté de toutes les autres années, proposées par divers savants. Notons d'abord que c'est un fait indiscutable que le renouvellement suivant de la période Sothiaque eut lieu en l'an u du règne d’Antonin le Pieux, qui commença en Égypte le 29 août 138 et dura jusqu'au 28 août 139. Le 1 er Thot, d'après l'ancien calendrier civil égyptien de 365 jours, et le 1 er Thot, d'après le calendrier Sothiaque de 365 jours 1/4, se place alors le 20 juillet 139, lorsque Sothis (l'étoile Sirius)

( eut son lever héliaque le matin. En ce jour coïncidèrent donc, pour la première fois après 1456 ans, les deux années égyptiennes, la civile et la Sothiaque. Cette coïncidence des deux années égyptiennes eut lieu encore en l'an ii, iv et v d'Antonin en Égypte (140-142); mais en l'an vi (143), les deux années ne coïncidèrent plus complètement. Le premier jour (1 er Thot) était le même d'après les deux calendriers et tous les jours suivants,

jusqu'au ve épagomène inclus, également. Mais le dernier · jour de l'an Sothiaque, le jour intercalaire, l'épagomène vi de l'an vi était d'après le calendrier civil le

premier Thot de l'an vi d’Antonin.

Nous allons maintenant donner nos preuves : ce sont les monnaies, frappées en Égypte dans les ans 11-vı d’Antonin, découvertes à notre époque et recueillies dans les cabinets de médailles de l’Egypte et de l'Europe. Nous renvoyons tous à la grande et belle collection Dattari, qui a été publiée par ce savant numismate (1).

Citons d'abord une monnaie, frappée en Égypte, l'an du renouvellement de la période Sothiaque, en l'an ni d'Antonin. Sur l'un des côtés figure l'image d'Antonin, accompagné de son nom; sur l'autre : l'oiseau Phénix, avec les légendes L B (l'an 11) et AINN (ère). La monnaie de l’an vi, dernière année pendant laquelle les jours des deux calendriers coïncidaient, se trouve décorée d'une manière analogue à celle de l'an 11; d'un côté : l'image d'Antonin, de l'autre : l'oiseau Phénix, AINN et LS

(1) Dattari, Numi Aug. Alex., n° 2428-2430 et fol. 32 (1890).

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