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SE TROUVE CHEZ LES LIBRAIRES SUTVANS*

A Francfort [sur le Mein], Brœnner (Louis-Henri).
A Turin , Ch. Bocca et Pic.

A Naples , Borel. -'

A Genève , Manget et Cherbuliez; Paschoud.

A Varsovie, Gluscksberg et C'*.

A Berlin , Umlang. :.,

A Bruxelles , Lecharlier.

A Manheim, Fontaine.

A Amsterdam , Dufour ( Gabriel ).

A Lisbonne , Borel, Martin, Reya, .

A Moscow, Sancet.

Tout contrefacteur, ou débitant d'édition contrefaite, sera poursuivi selon la rigueur des

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SUR LES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENS

DE

LA RÉVOLUTION FRANÇOISE.

OUVRAGE POSTHUME
DE MADAME LA BARONNE DE STAËL,

PAR M. LE DUC DE BROGLIE ET M. LE BARON DE STAËL.

Les révolutions qui arrivent dans les grands états
ne sont point un effet du hasard ni du caprio;
des peuples. MÉM. DE SuiXT, T. I, p. I»

SECONDE ÉDITION.
TOME SECOND.

PARIS,

DELATJNAY, LIBRAIRE, Palais-royal, n. 243;
BOSSANGE ET MASSON, Libraires, Rue Dk Tourwou, ». 6.

1818.

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CONSIDÉRATIONS

SUR

LES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENS

DE LA RÉVOLUTION FRANÇOISE. TROISIÈME PARTIE.

CHAPITRE PREMIER.

De l'émigration.

L'o N doit distinguer l'émigration volontaire de l'émigration forcée. Après le renversement du trône en 1792, lorsque le règne de la terreur a commencé, nous avons tous émigré pour nous soustraire aux périls dont chacun étoit menacé. Ce n'est pas un des moindres crimes du gouvernement d'alors, que d'avoir considéré comme coupables ceux qui ne s'éloignoient de leurs foyers que pour échapper à l'assassinat populaire ou juridique; et d'avoir compris dans leur proscription, non-seulement Tome H. 1...

S

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les hommes en état de porter les armes r mais les vieillards, les femmes, les enfans même. L'émigration de 1791, au contraire, n'étant provoquée par aucun genre de danger, doit être considérée comme une résolution de parti; et, sous ce rapport, on peut la juger d'après les principes de la politique.

Au moment où le roi fut arrêté à Varennes,et ramené captif à Paris, un grand nombre de nobles se déterminèrent à quitter leur pays pour réclamer le secours des puissances étrangères, et pour les engager à réprimer la révolution par les armes. Les premiers émigrés obligèrent les gentilshommes restés en France à les suivre; ils leur commandèrent ce sacrifice au nom d'un genre d'honneur qui tient à l'esprit de corps, et l'on vit la caste des privilégiés françois couvrir les grandes routes pour se rendre aux camps des étrangers sur la rive ennemie. La postérité prononcera, je crois, que la noblesse , en cette occasion , s'écarta des vrais principes qui servent de base à l'union sociale. En supposant que les gentilshommes n'eussent pas mieux fait de s'associer dès l'origine aux institutions que nécessitoient les progrès des lumières et l'accroissement du tiers état,du moins dix mille nobles de plus

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